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Présidentielle: Besancenot pas certain de donner une consigne de vote en cas de duel Macron-Le Pen

Le porte-parole de Philippe Poutou à l'élection présidentielle, Olivier Besancenot, voit se rapprocher la "question existentielle" des potentielles consignes de vote si la gauche est une nouvelle fois absente du second tour.

S'il pense déjà au "troisième tour" social qui se profile quel que soit le résultat de l'élection présidentielle à venir, l'ancien candidat à la présidentielle Olivier Besancenot est venu soutenir le programme de son candidat, Philippe Poutou, ce mardi matin sur RMC.

Après diverses tentatives d'union de la gauche peu fructueuses, le candidat du NPA essaye malgré tout de se faire entendre dans une campagne marquée par l'extrême-droite.

"L'idée de se réunifier autour du drapeau de l'anti-fascisme, pour moi, c'est une réalité"

"On est dans les derniers jours, on ne va pas refaire le film maintenant", concède le porte-parole Olivier Besancenot. "Mais ne serait-ce que par rapport à l'extrême-droite, Philippe Poutou a interpellé les forces de gauche pendant la campagne pour dire qu'il y a danger. L'idée de se réunifier autour du drapeau de l'anti-fascisme, pour moi, c'est une réalité."

Mais face à ce danger, il n'y a pas besoin d'un vote utile pour Jean-Luc Mélenchon au premier tour de la présidentielle, selon Olivier Besancenot.

"Même lui n'a pas réclamé ça de notre part. Il a parrainé la candidature de Philippe Poutou, pour des raisons démocratiques et pas politiques. Il a conscience qu'il y a des sensibilités politiques diverses et variées. Je n'ai aucun problème politique dans ce camp-là chez nos camarades de La France insoumise, qu'on retrouve régulièrement dans les combats."

"On en a soupé des politiciens professionnels"

Olivier Besancenot souligne la singularité de la campagne de Philippe Poutou à ses yeux: un candidat qui travaille comme tout le monde et avec un programme clair de réponse anticapitaliste.

"C'est aussi l'occasion, pour tous ceux et toutes celles qui disent ne pas se reconnaître dans ce système électoral, de voter pour quelqu'un qui n'est pas un politicien professionnel et qui le revendique. La question de l'auto-représentation politique a un sens car je pense qu'on en a soupé des politiciens professionnels."

Consigne de vote: "Ça va être la question existentielle qui va diviser toutes les familles de gauche pendant l'entre-deux-tours"

Si son candidat ne se qualifie pas pour le second tour, la sempiternelle question des "consignes de vote" va revenir dans le débat.

"Ce qui est sûr, c'est qu'on n'appellera jamais à voter pour l'extrême droite. Jamais. C'est exclu. Pour le reste, on verra. Ça va être la question existentielle qui va diviser toutes les familles de gauche pendant l'entre-deux-tours si ce scénario arrive. Chacun aura de bons arguments... C'est des problèmes de 'pauvre'", ironise-t-il.

J.A.