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Présidentielle: la "colère froide" de Nicolas Sarkozy après le meeting de Valérie Pécresse

INFO RMC. Nicolas Sarkozy, dont le nom a été sifflé lors du meeting de Valérie Pécresse à Paris, est dans "une colère froide".

Nicolas Sarkozy est dans une "colère froide" après le meeting de Valérie Pécresse ce dimanche à Paris, porte de Versailles, selon l'un des visiteurs réguliers de l'ancien chef de l'Etat. Une réaction qui intervient au lendemain du discours de la candidate LR en marge duquel l'ancien président de la République a été sifflé par des dizaines de militants.

"J'ai eu Nicolas Sarkozy trois fois au téléphone depuis, raconte le parlementaire. Il n'est pas énervé mais plutôt dans une colère froide."

Pas de soutien de Nicolas Sarkozy pour Valérie Pécresse

"Qu'elle continue comme ça, c'est bien!", aurait lancé ironiquement l'ancien chef de l'Etat, à propos de la candidate, qu'il n'a toujours pas soutenue. "Nicolas Sarkozy ne la soutiendra pas, il n'a jamais été emballé", croit savoir ce même proche de l'ancien président, qui précise que Nicolas Sarkozy se prononcera "après le premier tour".

François Fillon a annoncé son soutien

Lors du meeting de Valérie Pécresse, ce dimanche, c’est Yann Wehrling, un soutien de la candidate LR, qui a prononcé le nom de Nicolas Sarkozy, avant qu’il soit sifflé. "Je tiens à rétablir la vérité: tous les orateurs qui ont pris la parole hier ont parlé de Nicolas Sarkozy avec beaucoup de respect et l’ont fait applaudir", a assuré Valérie Pécresse ce lundi sur RTL.

"S’il y a eu au début du meeting quelques électeurs tristes, c’est la réalité, a ajouté la présidente de la région Ile-de-France. Nous, avec infiniment de respect, nous avons fait applaudir Nicolas Sarkozy pour le rôle qu’il a eu pour la France." Si l’ancien président de la République ne soutiendra pas la candidate de la droite à l’élection présidentielle, cette dernière a en revanche reçu le soutien ce lundi de François Fillon, l’ancien Premier ministre, lui-même candidat en 2017.

"La démocratie c’est d’abord la possibilité de l’alternance et l’alternance est menacée quand le pouvoir campe au milieu des extrêmes. Valérie Pecresse et les Républicains constituent aujourd’hui le seul chemin viable vers cette alternance", a écrit François Fillon sur Twitter.

LP avec Pierrick Bonno