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Présidentielle: face à la presse, Marine Le Pen tacle Emmanuel Macron et son "carnage social"

Marine Le Pen s'en est pris à son adversaire du second tour Emmanuel Macron ce mardi. Elle a déploré le "carnage social" opéré par le candidat et estimé que son programme était un "vide sidéral". Dans la foulée, le président de la République l'a taclée sur son déplacement pour une simple conférence de presse dans un hôtel.

Le match de l'entre-deux-tours continue. En conférence de presse ce mardi à Vernon dans l'Eure, Marine Le Pen la candidate du Rassemblement national s'en est pris à son adversaire du deuxième round Emmanuel Macron

À l'occasion de son éventuel mandat, Marine Le Pen a plaidé pour consulter le peuple, "le seul expert qu'Emmanuel Macron n'a jamais consulté". "La politique d'Emmanuel Macron est un 'carnage social'. Au vide sidéral du programme du président sortant, je présente une véritable alternative démocratique. Mon projet est précis et propose un exercice serein de la démocratie parlementaire", a-t-elle lancé évoquant l'utilisation du RIC, le référendum d'initiative populaire sans pour autant s'interdire l'utilisation de l'article 49-3 de la constitution.

Et alors que le match du second tour s'annonce serré, Marine Le Pen a estimé que le soutien récent de Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron, était une bonne chose pour elle: "Que Nicolas Sarkozy appelle à me faire battre peut me faire gagner des voix", a-t-elle lancé. "Je suis étonnée qu'il ne le fasse qu'au premier tour", a ajouté Marine Le Pen.

Emmanuel Macron répond dans la foulée

La députée du Pas-de-Calais s'est découvert un point commun avec son adversaire Emmanuel Macron, leur souhait de privilégier le septennat en lieu et place du quinquennat actuel. Marine Le Pen en a profité pour estimer qu'Emmanuel Macron devrait donc voter pour elle: "Il va finir par voter Marine Le Pen à force. Il reste dix jours à peu près, on ne sait jamais!", a-t-elle lancé. 

Dans cette période d'entre deux tours on se rend coup pour coup. Dans la foulée, Emmanuel Macron dont les oreilles ont dû siffler, a taclé son adversaire sur ses propositions lors de la crise sanitaire: "Elle allait vacciner à la chloroquine, avec un vaccin russe inefficace", a-t-il lancé à l'occasion d'un déplacement dans un hôpital de Mulhouse, évoquant également les "carabistouilles" de Marine Le Pen sur l'Europe.

"Moi, je fais du terrain. Je ne me déplace pas pour faire une demi-heure de prise de parole dans un hôtel et retour à Paris. Et je le fais en ayant la charge de président de la République, je ne suis pas que candidat", a conclu le président de la République.
Guillaume Dussourt