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Présidentielle: des sifflets contre Nicolas Sarkozy, absent du meeting de Valérie Pécresse

L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, n'a toujours pas affiché son soutien à la candidate LR Valérie Pécresse à moins d'une semaine du premier tour de l'élection présidentielle. Et si ce soutien est de plus en plus improbable, les militants de droite ont bien fait comprendre leur déception en sifflant l'ancien président lors du meeting de Valérie Pécresse ce dimanche.

Nicolas Sarkozy a les oreilles qui sifflent. À deux moments différents, une dizaine de militants Les Républicains ont copieusement sifflé l’ancien président de la République à l'évocation de son nom juste avant le meeting de Valérie Pécresse, porte de Versailles, ce dimanche à Paris. "C'est normal", juge un membre de la direction du parti. "Ça montre que Sarkozy n'est plus le maître incontesté de la droite. Qu'il soit contesté comme ça par la base, c'est un signe. Les temps ont changé !", justifie un proche de la candidate LR.

D'autres minimisent ou expliquent ces sifflets par l'effet de groupe. Mais un cadre lâche cet élément d'explication: "Je pense que les militants sont attachés à la fidélité. Objectivement, Sarkozy n'a pas vraiment aidé Pécresse". Pour lui, c’est la preuve que rares sont ceux qui digèrent le fait qu'à six jours du 1er tour de la présidentielle, le parrain de la droite n'ait toujours pas apporté son soutien à la candidate des Républicains.

Pas de soutien à Valérie Pécresse, pour mieux soutenir Emmanuel Macron?

Si Nicolas Sarkozy a été hué chez Les Républicains, il est attendu de pied ferme chez les Marcheurs. "Son silence est extrêmement bruyant. Ne pas parler est loin d'être du mutisme", philosophe l'un de ses amis, qui vient de rallier Emmanuel Macron, et qui aurait carrément aimé voir Nicolas Sarkozy au meeting de La Défense Arena samedi après-midi. "Prendre parti pour Macron aurait été la meilleure des choses", juge–t-il.

Ces sifflets, "ça conforte les électeurs de droite qui sont déjà chez nous" savoure une marcheuse. "LR, c'est un parti qui n'est plus que l'ombre de lui-même", enchaîne un ministre, qui en est pourtant issu.

Alors maintenant, tout le monde se pose la même question. Nicolas Sarkozy va-t-il soutenir publiquement et officiellement Emmanuel Macron ? Difficile à imaginer avant le premier tour, mais juste après, "ce serait normal" pour un proche du président-candidat. "Je n'en ai rien à foutre", grogne un député de droite, qui conclut: "Sarkozy, qu'il reste là où il est ! Même s'il appelle à soutenir Macron demain, ça ne changera rien pour nous".

Le service politique de RMC