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Présidentielle: pourquoi ce patron offre une prime à ses salariés qui sont allés voter

Chef d’entreprise au Creusot (Saône-et-Loire), Pierre-Jacques Laskar a expliqué ce lundi dans "Estelle Midi" sur RMC et RMC Story pourquoi il a décidé d’encourager ses salariés à voter en leur offrant une prime.

Une prime de 50 euros pour aller déposer un bulletin dans l’urne, à chaque tour. Le patron d’une société d’immobilier du Creusot (Saône-et-Loire) a décidé d’offrir de l’argent, jusqu’à 100 euros donc, à ses salariés qui ont voté à l’élection présidentielle. Une promesse faite avant le scrutin, pour les inciter à accomplir leur devoir civique.

"On est dans une petite ville qui a de l’énergie, où les gens vivent plutôt bien ensemble. On n’a pas les problématiques que peuvent avoir certains territoires. En discutant dans les cafés, je me suis aperçu qu’il y avait beaucoup de gens qui hésitaient à aller voter, alors qu’il n’y a pas vraiment de raisons. On s’est demandé ce qu’on pouvait faire pour essayer de motiver les gens pour aller voter", explique Pierre-Jacques Laskar dans "Estelle Midi" ce lundi sur RMC et RMC Story.

Il se défend d’avoir mis la pression, en quelque sorte, à ses salariés. "On n’achète rien, assure-t-il. C’est une invitation, une motivation. Ici, le coût de l’essence pèse sur les gens. Donc c’est une façon de donner un petit coup de pouce, en le mariant avec quelque chose de civique. On n’a pas l’impression d’être intrusif parce qu’on demande simplement le tampon sur la carte d’électeur. Les gens peuvent voter pour qui ils veulent."

"Les salariés ont tous été plutôt enthousiastes"

Pierre-Jacques Laskar écarte également les accusations de paternalisme. "On a aussi des jeunes dans l’entreprise pour qui c’était la première présidentielle, souligne-t-il. Le vote, c’est la démocratie. La démocratie, c’est la liberté. Encourager les gens qui ne seraient pas allés voter, ce n’est pas quelque chose que je considère comme paternaliste." Plutôt serein sur la légalité de cette initiative, le chef d’entreprise

"Les salariés ont tous été plutôt enthousiastes sur l’idée, indique Pierre-Jacques Laskar. Je pense très honnêtement qu’il y aura un gros effet d’aubaine, parce que la plupart aurait été voter. Mais les plus jeunes, si ça peut les motiver en leur montrant le chemin des bureaux de vote… Je ne me sens pas intrusif, ni paternaliste. On n’a pas vu les choses comme ça."

LP