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RIC, réforme de la justice... Eric Piolle dévoile ses premières mesures en cas de victoire à la présidentielle

Candidat à la primaire écologiste, Eric Piolle le maire de Grenoble a dévoilé sur RMC les premières décisions qu'il prendrait s'il était élu lors de l'élection présidentielle 2022.

La course commence. L'élection présidentielle 2022 doit avoir lieu dans un peu moins de 10 mois et les candidats commencent à se déclarer. Chez les écologistes, ils sont pour l'instant trois qui devraient s'affronter lors d'une primaire. Yannick Jadot le député européen, Sandrine Rousseau ancienne secrétaire nationale adjointe d'Europe-Écologie Les Verts et enfin Eric Piolle, le maire de Grenoble.

Ce dernier, invité des "Grandes Gueules" ce jeudi, a dessiné les contours de son programme présidentiel s'il venait à s'imposer lors de la primaire écologiste.

Une fois élu, sa première mesure serait d'organiser un nouveau scrutin: "Si je suis élu, ma première mesure sera de lancer un référendum en utilisant l’article 11 de la constitution (qui permet au Président d'organiser des référendums, ndlr) parce qu’il nous faut déverrouiller la démocratie et l’avenir", assure-t-il sur RMC. Et ce référendum porterait sur cinq points majeurs:

"Il s'agirait de faire entrer le climat dans l'article 1 de la constitution (qui définit les principes fondamentaux de la République, ndlr). Le second point s'attachera à séparer vraiment la justice de l’exécutif, ce que chaque président promet mais ne fait jamais. Le troisième point portera sur la mise en place du Référendum d'initiative citoyenne (RIC)", explique l'élu.

"Ce sont des propositions qui ne sont pas partisanes"

Quatrième point voulu par Eric Piolle, la suppression des articles 13 et 16 de la constitution. L'article 13 est celui qui précise que le président de la République signe les ordonnances et décrets et l'article 16, celui qui confère en période de crise, permet de donner des pouvoirs exceptionnels au président de la République. Enfin, le maire de Grenoble veut ajouter de la proportionnelle lors des élections législatives.

"Ce sont des propositions qui ne sont pas partisanes. On peut utiliser sa légitimité de président juste élu pour permettre des réformes plus tard qui continueront à moderniser notre démocratie", conclu-t-il.

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Guillaume Dussourt