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A cause de la sécheresse, les sangliers souffrent, et font de gros dégâts chez les maraîchers

Également touchés par la sécheresse, les sangliers sortent du bois et s'attaquent aux cultures. Pour le plus grand désarroi des agriculteurs qui voient leur production massacrée.

Une tonne de production détruite, des mois de travail partis en quelques minutes... Aurélien Proneur, maraîcher à Solliès-Pont dans le Var, se sent impuissant face aux intrusions sur ses six hectares de terrain: "On a tout essayé, au niveau des barrières que ce soit électrique ou physique et je pense que la soif et la faim et l’envie d’aller dans les exploitations irriguées est plus fort pour eux. Ils arrivent à passer dans tous les cas", souffle-t-il.

Eux, ce sont les sangliers qui souffrent de l'intense sécheresse et sont contraints de déserter les forêts. Et quand ils sortent du bois ils ravagent les champs. Parce qu'ils bataillent pour s'alimenter, les sangliers débarquent la nuit pour venir manger les raisins dans les vignes, ou creuser des trous dans les champs maraîchers irrigués par du goutte à goutte à la recherche de fraîcheur.

La chasse comme solution?

Pour sauver son exploitation face aux attaques massives de sangliers, Aurélien Proneur et son associé Bruno ont décidé de changer l’organisation de leurs journées quitte à peu dormir: "Moi je vais travailler par exemple de 19 heures à 3h30 du matin et après le relais se fait de 3h30 jusqu’au lever du jour jusqu’à moins 7/8 heures pour être sur qu'il n'y ait pas d’attaque".

Pour Jean-Pierre Grosso, viticulteur et élu à la chambre d’agriculteur des Bouches-du-Rhône, il existe une solution simple pour se débarrasser des sangliers, la chasse: "Il faut éliminer la surpopulation de sanglier qui fait du mal et pas qu’à l’agriculture. On les voit sur les routes on les voit dans les villes. Un sanglier à l’époque faisait un ou deux porcelets: aujourd’hui ce sont des cochons et les cochons font 9/10 porcelets, alors vous voyez vite le ratio", alerte-t-il.

La chasse au sanglier est ouverte depuis le 1er juin, mais Jean-Pierre Grosso demande à la préfecture de l’autoriser toute l’année sans restriction.

G.D.