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Attaques à la piqûre dans des boîtes de nuit: des enquêtes ouvertes à Grenoble et Béziers

Des jeunes filles et jeunes hommes, certains mineurs, ont affirmé avoir ressenti une piqûre à différents endroits du corps alors qu’ils se trouvaient dans des établissements de nuit. Huit personnes ont porté plainte à Grenoble et dix à Béziers.

Des enquêtes ont été ouvertes à Grenoble et Béziers après que des victimes aient déclaré avoir été piquées par un objet non identifié dans des établissements de nuit. Huit plaintes ont été déposées à Grenoble et dix à Béziers.

Le parquet de Grenoble a ouvert une enquête mercredi pour administration de substances nuisibles et invite les potentielles autres victimes de faits similaires à se faire connaître en déposant plainte, comme récemment à Nantes et à Grenoble.

Sur la piste de danse, la soirée d’Arthur avait bien commencé, jusqu’au moment où il ressent une sensation bizarre au niveau du bras.

“J’ai senti quelque chose piquer mon bras. Je me suis dit, ce sont peut-être les robes à paillettes des filles. Sauf qu'une à deux minutes après, j’ai perdu l’usage de ma jambe droite et un peu après, la gauche. Je ne sentais plus mon corps, je ne pouvais plus bouger aucun membre, juste la tête”, raconte-t-il.

Difficile à contrôler

Arthur est conduit à l’hôpital, où les effets indésirables disparaissent au bout de cinq heures. Les médecins lui font passer une série de tests dont les résultats sont en cours. Arthur, choqué, a porté plainte. “Depuis que ça s’est passé, je n’arrive pas à dormir. Il faut prévenir les gens, il faut qu’ils fassent attention avec qui ils sortent. Et il faut faire gaffe autour de soi”, indique-t-il.

Des attaques à la piqûre qui inquiètent les patrons de boîte de nuit, explique David Zenouda, président de l’Umih à Paris.

“Difficile de fouiller tous nos clients parce qu’une seringue, ça peut être très facilement dissimulable. On est très vigilant sur la consommation de GHB sur les comptoirs, mais pour ce qui est des seringues, c’est difficile à vérifier et à contrôler”, appuie-t-il.

Les professionnels redoutent que le phénomène fasse fuir les clients de leurs établissements, déjà lourdement impactés par la crise sanitaire.

Jean-Baptiste Bourgeon avec Guillaume Descours