RMC

Covid-19: ce que révèle l’analyse des eaux usées, région par région

-

- - RMC

INFOGRAPHIE - L’analyse des eaux usées permet d’anticiper l’évolution de l’épidémie. Les scientifiques constatent que la diffusion du virus est très hétérogène dans le pays et que la situation n’est pas sous contrôle partout. Surtout avec la menace des variants.

Pour évaluer la circulation du Covid-19, les autorités sanitaires s'appuient sur les résultats des tests, mais aussi sur les analyses des eaux usées. La mission est réalisée par le réseau Obépine qui analyse la présence du virus dans les eaux de 150 stations d'épuration en France et permet d'anticiper l'évolution de l'épidémie.

Une diminution modérée mais durable en Ile-de-France

En Ile-de-France, la tendance est à la baisse, mais la concentration du virus dans les eaux usées reste élevée. Cette diminution modérée mais durable est la preuve selon les scientifiques du réseau Obépine du bon respect des gestes barrières et du couvre-feu.

De manière plus inquiétante, dans le Sud de la France, la concentration du virus dans les eaux usées reste élevée et augmente même à Marseille, Nice ou Toulouse, malgré le couvre-feu.

>> A LIRE AUSSI - Pas de reconfinement en France: pourquoi Emmanuel Macron a dit "non"

Tout pourrait basculer avec les variants

Dans l'Est, cet outil nous montre que le virus circule encore beaucoup, mais la courbe se stabilise, sauf à Strasbourg.

Ces situations contrastent avec d'autres régions comme l'Ouest, où le virus circule très peu et de moins en moins. Mais tout pourrait basculer avec les variants, déjà détectés par cet outil de surveillance. 

>> Cliquez ici si l'infographie n'apparait pas

Les scientifiques devraient pouvoir mesurer leurs proportions par rapport au virus classique.

"Le variant apparait dans les eaux usées mais pour l'instant impossible de le quantifier", explique Vincent Maréchal, professeur de virologie à Sorbonne-Université et cofondateur du projet Obépine.

Le réseau Obépine a été lancé au printemps dernier par quelques chercheurs. Il est désormais soutenu par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche à hauteur de 3,5 millions d'euros.

Caroline Philippe et Louis Tanca