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Covid: le Pr Jean-François Delfraissy ne comprend pas la mise en examen d’Agnès Buzyn

Ancien président du Conseil scientifique, le Pr Jean-François Delfraissy souligne ce mardi, dans "Apolline Matin" sur RMC et RMC Story, la bonne gestion de la crise du Covid par la France. Et ne comprend pas la mise en examen d'Agnès Buzyn, l'ancienne ministre de la Santé.

"C’est injuste". Pour le Pr Jean-François Delfraissy, ancien président du Conseil scientifique pendant la pandémie de Covid, la mise en examen pour "mise en danger de la vie d’autrui" de l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn par les magistrats de la Cour de justice de la République (CJR), qui enquête sur la gestion de l’épidémie, est impossible à comprendre alors que la France sort, selon lui, "la tête haute" de cette crise.

"Je considère que c’est injuste, indique le Pr Jean-François Delfraissy dans ‘Apolline Matin’ ce mardi sur RMC et RMC Story. La France est finalement l’un des pays au monde qui s’en sort le mieux sur le critère majeur qui est la perte de durée de vie. Parmi les grandes démocraties, on fait mieux que l’Allemagne, l’Angleterre, l’Italie et les Etats-Unis. On a également une production scientifique de haut niveau. On peut avoir la tête haute. Je ne comprends pas pourquoi la justice a mis en examen Mme Agnès Buzyn."

Agnès Buzyn, seule mise en examen

Agnès Buzyn avait quitté son poste de ministre de la Santé le 16 février 2020, pour tenter sa chance aux municipales à Paris, où elle échouera au premier tour. En janvier, face aux premières informations sur le Covid venant de Chine, elle avait affirmé que "les risques de propagation du coronavirus dans la population (étaient) très faibles". En mars, l’explosion du Covid en France se traduisait par l’application d’un confinement historique. "Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous", confiait alors Agnès Buzyn au Monde le 17 mars 2020.

"J'aurais dû rester au ministère de la Santé, je le regretterai toute ma vie", a assuré l’ancienne ministre de la Santé, seule membre du gouvernement de l’époque à avoir été mise en examen par la Cour de justice de la République, fin octobre sur LCI. L’ex-Premier ministre Edouard Philippe a, lui, échappé à la mise en examen par la CJR et a été placé sous le statut de témoin assisté. Olivier Véran, qui avait succédé à Agnès Buzyn au ministère de la Santé et est aujourd’hui porte-parole du gouvernement, doit encore être entendu par les magistrats.

LP