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Le pass sanitaire obligatoire entre en vigueur pour 2 millions de salariés: ce qui change dès ce lundi

En tout, 1,8 million de Français sont concernés et doivent justifier pour aller travailler d'une vaccination complète, d'un rétablissement du Covid-19, ou d'un test négatif de moins de 72 heures.

L'instauration du pass sanitaire franchit lundi une nouvelle étape: il devient obligatoire au travail pour les salariés en contact avec le public dans les restaurants, cinémas, musées ou encore les trains grandes lignes, là où il était déjà requis pour les clients.

En tout, 1,8 million de Français sont concernés et doivent justifier pour aller travailler d'une vaccination complète, d'un rétablissement du Covid-19, ou d'un test négatif de moins de 72 heures. Les réfractaires s'exposent à une suspension de leur contrat de travail en attendant de pouvoir présenter un pass sanitaire valide. 

Quelles sont les professions concernées?

Jusqu'au 15 novembre, les employeurs devront vérifier la validité des pass de leur personnel. Cette obligation concerne aussi les bénévoles intervenant dans tous "les lieux, établissements, services ou évènements" listés par le ministère du Travail, notamment les bars, théâtres, cars ou avions interrégionaux, parcs d'attractions, zoos, foires et certains centres commerciaux. 

Les bénévoles, prestataires, intérimaires ou sous-traitants qui interviennent dans ces établissements, doivent également désormais présenter aussi leur QR code.

Stéphie, jeune serveuse de 19 ans à Bandol dans le Var, s’est faite vaccinée il y a un mois afin de pouvoir continuer à travailler: "Avant de travailler je n'avais pas forcément pensé à me faire vacciner maintenant, écartée l'obligation, je trouve que c'est sécurisant et j'en vois plus les avantages".

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Une semaine de souplesse et de pédagogie

Mais certains restent réfractaires à la vaccination, comme Christophe, 24 ans. Du coup, le patron de son restaurant a décidé de mettre en place des tests sur place. Ce qui arrange Christophe et ses collègues, provisoirement: "Il y a une infirmière qui va venir pour les non-vaccinés et elle va tester tous ceux qui ne sont pas vaccinés pour qu'on puisse travailler puisqu'on est obligés de le faire. Pour la suite, on verra en fonction des mesures".

Autre incertitude qui préoccupe Jean-Pierre Ghiribelli, président des hôteliers restaurateurs du Var, c’est le sort qui va être réservé aux salariés qui attendent encore leur deuxième dose de vaccin: "Nos salariés n'ont pas eu le temps d'avoir la deuxième injection, nous n'avons pas été prioritaires et c'est très gênant parce qu'en cas de contrôles, nous ne souhaitons pas avoir d'ennuis". Du côté du gouvernement, on assure qu'il y aura une semaine de souplesse et de pédagogie avant les sanctions.

Selon la direction générale de la Santé dimanche, plus de 48 millions de Français ont reçu au moins une dose (71,8% de la population totale) et plus de 43,5 millions (64,6%) bénéficient d'un schéma vaccinal complet.

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Lionel Dian (avec Guillaume Dussourt)