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Manifestations contre le pass sanitaire: les rassemblements non-déclarés rendent difficile l'encadrement par les forces de l'ordre

Plusieurs milliers de CRS et gendarmes mobiles sont attendus à Paris notamment, alors que les forces de l'ordre craignent une radicalisation du mouvement.

Plus de 110.000 personnes ont défilé contre le pass sanitaire en France samedi dernier et au lendemain du vote de l'Assemblée nationale pour le projet de loi anti-Covid adoptant les contours dudit pass, plus d'une centaine de manifestations sont prévues ce samedi sur le territoire.

Et tout cela en plein cœur de l'été : clairement ces rassemblements ne sont pas à sous-estimer confie un syndicat de la police nationale, alors que les renseignements alertaient déjà en début de semaine face à une potentielle radicalisation du mouvement.

En conséquence, plusieurs milliers de CRS et gendarmes mobiles sont attendus à Paris. Un dispositif à adapter voire à renforcer dans les communes qui ont connu des débordements la semaine dernière, comme à Montpellier ou à Toulouse.

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Des rassemblements non-déclarés qui compliquent le travail des forces de l'ordre

Dans la ville rose d'ailleurs, la manifestation sera interdite demain mais devrait quand même se tenir: "Les villes qui ont posé quelques problèmes la semaine dernière feront l’objet d’une attention particulière avec des dispositifs renforcés et adapté", prévient sur RMC Grégory Joron, secrétaire général unité SGP Police FO.

Car ces rassemblements non-déclarés, nombreux partout en France, c'est justement ce qui complique le maintien de l'ordre: "Beaucoup des manifestations qui se déroulaient la semaine dernière n’étaient pas déclarées. Et forcément dans ce cas-là la préfecture n’a pas d’interlocuteurs pour établir le nombre de personnes qui pourraient y participer. Et dans ces cas-là, difficile d’évaluer les risques ce qui complique le montage des dispositifs de maintien de l’ordre", explique Grégory Joron. Difficile aussi connaitre à l'avance le parcours et le nombre de participants.

Ces rassemblements massifs et estivaux préoccupent également alors que les dégradations de mairie comme à Chambéry, de centres de vaccinations et d'Agence Régionales de santé un peu partout ces dernièrs jours de ces derniers jours font craindre une radicalisation du mouvement.

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Maxime Lévy (avec Guillaume Dussourt)