RMC

Présidentielle: comment les candidats se préparent à la possibilité d'une campagne sous restrictions sanitaires?

-

- - Jean-Luc Mélenchon en hologramme en 2017 - BFMTV

LE JOURNAL DU OFF - Chaque matin à 5h36, retrouvez les indiscrétions du service politique de RMC.

La situation sanitaire se dégrade ces derniers jours. Et certains candidats se préparent à une possible campagne sous restrictions sanitaires, c'est le off du jour.

Le candidat en pointe sur le sujet, c'est Jean-Luc Mélenchon. Depuis plusieurs mois le chef de file insoumis multiplie les expérimentations numériques: meetings en réalité augmentée (après des meetings en hologramme en 2017, photo ci-dessus), implantation sur les réseaux sociaux, notamment Twitch ou TikTok... De quoi parler à un public plus jeune certes mais aussi un plan B si l'épidémie provoque de nouvelles restrictions sanitaires.

"C'est mieux que rien", lance un cadre de la campagne, qui reste tout de même lucide sur leur efficacité. "S'il y a couvre-feu voire confinement, ça reste un gros handicap pour nous." Les insoumis le savent, ce sont les grands meetings qui ont créé la dynamique en 2012 et 2017.

Chez Marine Le Pen, pas trop d'inquiétudes sur le sujet

Pas de problème pour l'organisation interne. Comme toutes les équipes de campagne, la communication par écran interposé fonctionne déjà à plein. "On est modernes", sourit un proche de Marine Le Pen. Mais une nouvelle vague en pleine campagne, "ça bousculerait tout" reconnait ce membre de l'équipe de campagne. Quant aux meetings en visioconférence, il n'y croit pas trop, "ça aurait un effet marginal" selon lui.

D'autres candidats, eux, n'ont rien prévu

La question ne s'est tout simplement pas posée au sein de l'équipe de Yannick Jadot. "Si des mesures sont annoncées on s'adaptera", évacue une proche du candidat écolo. Et chez les socialistes, on met en avant la campagne des municipales de 2020, déjà sous restrictions sanitaires.

Côté majorité, pas question de passer pour ceux qui 'musèlent' la démocratie

C'est le terme employé par une cadre LREM. Après les municipales sous Covid, inenvisageable selon elle de ne pas organiser de meetings ou du porte-à-porte pour la présidentielle.

"D'un point de vue démocratique, je ne vois pas comment on peut le justifier" explique-t-elle. Le pass sanitaire pour accéder aux meetings, pourquoi pas dit-elle, mais surtout pas pour accéder aux bureaux de vote. "On ne peut pas empêcher les Français d'aller voter", lance la députée.

Dans le reste des indiscrétions: Eric Zemmour, persona non grata à la Royal Institution de Londres

Sa conférence prévue vendredi a été annulée hier par la salle londonienne. Aucune explication donnée, les gérants précisent juste qu'il ne s'agit pas d'une question financière. La salle était déjà payée, et Éric Zemmour revendique 300 personnes inscrites. 'Tentative de sabotage' estime l'équipe du polémiste qui veut lancer des poursuites judiciaires contre la Royal Institution. Hier soir ses proches affirmaient avoir trouvé une solution dans une autre salle de Londres, et comptent maintenir la rencontre avec la communauté française de Londres.

Nicolas Sarkozy donne son avis sur les débats de la droite

Confidences d'un visiteur de l'ancien Président, qui visiblement a du mal à se passionner pour cette compétition. "Pour Sarko, la politique c’est de la boxe. A la fin de chaque débat il faut qu’il y ait 4 morts, qu’il y en ait un qui se démarque et là ce n’est pas le cas", relate ce proche.

Nicolas Sarkozy fait aussi des remarques sur le physique des candidats, enfin surtout d'une candidate. "Elle a refait sa bouche Valérie ?" s’inquiète l’ancien président après le premier débat. La candidate aurait certainement préféré des remarques sur le fond des propositions.

Éric Ciotti, le candidat qui inquiète à droite

Malgré son discours très radical, plusieurs LR voient Éric Ciotti faire un bon score au Congrès. Notamment grâce à son implantation dans le Sud-Est, où l'on trouve certaines des plus grosses fédérations du parti.

Un cadre LR angoisse: "Le congrès, c’est la course à l’échalote des idées à la con. C’est une compétition interne et notre base est ultra radicalisée". Pour lui, Éric Ciotti pourrait bien avoir la stratégie gagnante.

Au point de pronostiquer un duel Pécresse-Ciotti au second tour. "C’est aujourd’hui possible alors qu’il y a 15 jours, les militants parlaient tous de Barnier". Ce congrès de la droite s'annonce plus indécis que jamais.

>>> PODCAST - Retrouvez ici tous le premier épisode de COULISSES, le podcast du service politique de RMC

Le service politique de RMC