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Sécurité routière: forte hausse de la mortalité en mai, quatre fois plus de cyclistes décédés

293 personnes sont mortes sur les routes françaises en mai, avec une mortalité des cyclistes qui a même quadruplé par rapport à l'année précédente, soit 22 décès .

De plus en plus de morts sur les routes. La Sécurité routière a annoncé ce mardi qu'un total de 293 personnes sont décédées en mai sur les routes de France métropolitaine, en hausse de 21% par rapport au même mois en 2019, année de référence avant la pandémie. L'augmentation est de 36% par rapport à mai 2021, un mois qui avait été marqué par certaines restrictions de déplacement en raison de la crise sanitaire.

"Les chiffres (de mai) sont très préoccupants et appellent à une prise de conscience de la part de tous les usagers de la route pour inverser cette courbe, puisque cela fait deux mois de suite qu'on constate une dégradation", a commenté auprès de l'AFP David Julliard, adjoint à la Déléguée interministérielle à la sécurité routière.

Porter un casque à vélo est une pratique qui "progresse mais pas suffisamment à notre goût"

La mortalité des cyclistes - avec 22 décès - a quasiment quadruplé par rapport à 2019. Selon le bilan 2021 de l'accidentalité routière, "un cycliste sur trois se tue seul, sans choc avec un autre usager", note David Julliard, pour qui cette statistique "souligne l'importance des mesures de prudence, et notamment du port du casque, fortement recommandé" à défaut d'être obligatoire pour les plus de 12 ans. Porter un casque est une pratique qui "progresse mais pas suffisamment à notre goût", a-t-il ajouté.

La mortalité des deux-roues motorisés double

De son côté, la mortalité des conducteurs de deux roues motorisés a presque doublé en trois ans, passant de 50 décès à 92. Par rapport à mai 2021, la hausse est quasi similaire, de 73%.

"En général, les conducteurs de deux roues motorisés représentent un mort sur cinq. Là, c'est un sur trois. C'est vraiment une préoccupation forte", déplore David Julliard, qui avance une piste d'explication même si "nous n'avons pas encore l'étude sur les facteurs de causalité". Ainsi, "la météo a été favorable en mai", poussant sans doute les conducteurs à davantage circuler à deux roues.

"Il est assez fréquent que la météo joue sur l'accidentalité des deux roues. Mais il y a aussi très certainement une dégradation des comportements", poursuit l'adjoint à la Sécurité routière.

J.A. avec AFP