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24 heures avec les ange-gardiens de l'autoroute, les "gilets-oranges" ou patrouilleurs autoroutiers

Tout d'orange vêtus, les patrouilleurs autoroutiers sont "les yeux de l'autoroute". Ils sécurisent, nettoient, aident, signalisent la route des vacances. RMC a passé 24 heures avec l'un d'eux: Arnaud, patrouilleur sur l'A6.

Qui dit vacances dit souvent grands axes routiers voire autoroutes. Vous les avez peut-être croisés dans leurs camionnettes et leurs gilets orange. Ce sont les patrouilleurs autoroutiers. Ils veillent sur la sécurité des automobilistes en France. Comme Arnaud Beullard. A 33 ans, il est patrouilleur sur l'A6 dans le district de Nemours en Seine-et-Marne. C'est à midi, tout d'orange vêtu, que ce Loirétain commence son service au volant de sa camionnette. Direction le sud de l'A6.

"On fait du kilomètre 44 au kilomètre 89. Nous c'est une ronde. On fait un tour de section courante, sans prendre les bretelles, puis un tour en prenant toutes les bretelles."

Mais cette boucle, c'est dans un monde idéal. Vite interrompue par la première intervention de la journée. Un client en panne, mal garé. Une panne de batterie pour Léo, juste après la barrière de péage. Arnaud ne peut pas intervenir pour des raisons de sécurité. L'automobiliste parvient finalement à déplacer son véhicule sur un parking. En sécurité donc, mission terminée pour Arnaud.

"A lui d'appeler la borne d'assistance maintenant"

1.800 à 1.900 euros de salaire net en début de carrière

Depuis octobre dernier, Arnaud est patrouilleur du réseau APRR, filiale d'Eiffage, après avoir travaillé pendant 10 ans au service des routes du Loiret, avec "un niveau d'exigence est un cran voire deux crans au-dessus du côté des sociétés autoroutières".

"C'est enrichissant car on est les yeux de l'autoroute. Tout ce qui se passe on est censé le voir, tout analyser. On va avoir des journées calmes, ou des journées sans répit. On ne peut jamais comparer. On apprend, ça nous forge", explique le jeune homme.

Pour garantir la sécurité des automobilistes, Arnaud assure aussi l'entretien et la signalisation de la voie rapide voire récupère des animaux errants. Pour un salaire de 1.800 à 1.900 euros net en début de carrière. Une rémunération qui peut paraître faible au vu des risques du métier.

"Quand on traverse l'autoroute pour ramasser un obstacle, il faut être vigilant, on peut se faire renverser. On ne connaît pas le comportement des gens. Dès fois j'ai senti le vent du véhicule très proche de moi."

Les gendarmes en relais

Des risques, d'autant plus nombreux en période estivale, avec environ un quart d'interventions en plus par rapport à une période classique. Justement pour limiter ces mauvais comportements, ce sont les gendarmes qui prennent le relais sur les grands axes routiers en France. Vendredi après-midi, le peloton d'autouroute de la gendarmerie de Nemours a fait de la prévention auprès des automobilistes et a sanctionné les contrevenants lors de ce premier week-end de chassé-croisé de juillet.

"Nous rappelons aux usagers l'importance d'être attaché et d'autres comportement accidentogènes: les téléphones au volant, les distracteurs, les bagages mal attachés, les surcharges des véhicules. Nous appelons à la reponsabilité de chacun pour que les trajets estivaux se passent dans la meilleure des sécurités" explique le colonel Michaël Fumery.

Les services de la gendarmerie rappellent que les excès de vitesse sont responsables de 30% des accidents mortels.

Kévin Gasser avec MM