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Carburant: en Belgique, "il y a beaucoup plus de Français qui viennent à la station"

Les Hauts-de-France ont été touchés en premier par les difficultés d'approvisionnement en carburant. Certains frontaliers ont trouvé la solution, en allant en Belgique. Pourtant, les prix y sont très élevés.

La situation est de plus en plus tendue dans les stations-service françaises, alors que les grèves dans les raffineries ont commencé il y a près de 15 jours. En Belgique, les stations qui se trouvent près de la frontière voient venir de plus en plus de Français. Dans l'une d'elles, à Tournai, une voiture sur cinq qui s'arrêtent pour faire le plein est immatriculée en France.

Bien plus cher en Belgique

"J'ai fait 40 km, c’était ric-rac", affirme Bastien, un Français pas loin de la panne sèche. Pour faire son plein, il a payé 15 euros de plus qu'en France, parce qu'en Belgique, les prix sont bien plus élevés.

"On paye plus cher mais au moins on en a, ça devient vraiment un luxe de rouler", affirme-t-il.

"Il faut bien aller travailler"

Dans une autre station, à quelques kilomètres de Tournai, la situation est similaire.

"On est à 45 minutes de la maison, donc il va falloir y retourner. On va consommer un peu mais faire le plein en France, c’est compliqué, il y a deux heures d’attente. En plus, un pompiste m’a dit que le gasoil passerait à 2,26 euros donc on a bien fait de venir aujourd’hui", explique Romain, employé dans le BTP.

Le pompiste, lui, voit bien la différence depuis le début des grèves. "Il y a beaucoup plus de Français qui viennent à la station pour mettre de l’essence et ça n’arrête pas de toute la journée. Ils n'en ont plus chez eux et il faut bien aller travailler", souligne Maxence.

Il assure d'ailleurs avoir vu des Français faire des pleins jusqu'à 300 euros et remplir des jerricans pour faire des réserves.

Maryline Ottmann