RMC

Hausse du nombre de morts sur la route: "Il manque des moyens humains au bord de la route"

Après une année 2018 "historique", 2019 a débuté avec deux mois "dramatiques" de rebond de la mortalité routière, que les autorités imputent principalement aux dégradations de radars menées par les anti-80km\/h et les "gilets jaunes".

Nouvelle hausse de la mortalité routière en février. Après janvier (+3,9%), le mois de février a vu 253 personnes mourir sur les routes de France métropolitaine, soit 37 personnes de plus qu'en février 2018 (+17,1%).

Des chiffres choquants notamment pour les victimes d'accidents de la route et de familles de victimes. Marie-Rose Le Guen a perdu sa fille il y a 14 ans, et la hausse du nombre de morts sur la route l'a mise en colère: "On est forcément déçus, et le mot est très faible. Ça fait des années qu'on essaie de se faire entendre sur le sujet des comportements des conducteurs".

Le chauffard qui a tué sa fille était alcoolisé, et aucun radar n'aurait pu l'arrêter. Sa solution pour stopper ces drames: la peur du gendarme. "Notre fille serait encore là aujourd'hui, s'il y avait eu des contrôles cette nuit-là. Il manque des moyens humains au bord de la route pour pouvoir contrôler ce qu'un radar ne peut pas voir".

75% des radars sont hors service

Or, 75% des radars sont hors service, dégradés par les anti 80km/h et les gilets jaunes. Ce qui fait augmenter la mortalité selon Philippe Courtois, avocat de victimes de la route: "Ça a fait augmenter la vitesse sur les routes, malheureusement, les conducteurs savent que les radars ne fonctionnent plus. Et l'attention qu'on avait pu obtenir des conducteurs, on l'a perdue et c'est assez navrant, d'où mon sentiment de colère".

La Sécurité routière estime les réparations de radars à 40 millions d'euros.

Gwladys Laffitte avec Paulina Benavente