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Pour le délégué interministériel à la sécurité routière, les dégradations de radars sont responsables de la hausse du nombre de morts

Pour le délégué interministériel à la sécurité routière, la dégradation des radars a coïncidé avec la fin de la baisse constante du nombre de morts sur les routes.

Le nombre de personnes décédées sur les routes en janvier a augmenté de 3,9% avec 238 morts sur les routes soit neuf de plus par rapport à janvier 2018, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur rendus publics ce mercredi.

Pour Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, la hausse du nombre de morts sur les routes, après une baisse constante, est dû à la dégradation des radars. Depuis le passage aux 80 km/h et avec la mobilisation des gilets jaunes, environ 60% du parc de radars fixes français est hors d’usage.

Les dégradations de radars dans le viseur

"Après le 1er juillet et le passage aux 80 km/h on avait connu une baisse constante des résultats du nombre de morts sur les routes qui s’est tarit à la mi-novembre quand on a commencé à dégrader les radars au bord des routes", a-t-il assuré ce vendredi sur le plateau de M comme Maïtena.

Déjà une hausse en septembre

"A travers certains indicateurs, on constate que la vitesse augmente (…) c’est un peu carnaval sur les routes en ce moment", a-t-il ajouté.

Si Emmanuel Barbe évoque la mi-novembre comme la fin de la baisse constante du nombre de mort, les routes de France avaient constaté une hausse de la mortalité de 8,8% dès septembre comme le rappelle 40 millions d’automobilistes.

M comme Maïtena ( avec Guillaume Dussourt)