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Les automobilistes responsables des blocages? La réponse de Thierry, "obligé" d'aller en voiture au travail

Il est resté bloqué 11h mardi dans sa voiture à cause de la neige et pourtant, malgré les appels à laisser son auto au garage ce jeudi, Thierry, responsable d'une société de prestations médicales, va se rendre en voiture au travail. RMC l'a rencontré.

Après la neige, gare au gel et au verglas en raison du froid qui s'accentue fortement: les autorités ont renouvelé leur appel à la vigilance jeudi en Ile-de-France afin d'éviter une nouvelle journée de pagaille dans les transports. Les automobilistes sont invités à laisser leur voiture au garage. Mais certains n'ont pas le choix et doivent se rendre au travail. C'est le cas de Thierry, responsable d'une société de prestations médicales. Aujourd'hui encore il ira au travail, à son labo, quelques soient les conditions.

"Je travaille dans le médical, et il n'y a pas de temps mort, pas de jours off. Les gens qui disent que les conducteurs sont responsables (des blocages), je leur réponds que non, on n'est pas responsables. Il y a des métiers où on est obligés d'aller travailler. Moi je ne peux pas m'arrêter: si je ne viens pas travailler je bloque une activité, je bloque une clinique. Et le télétravail dans mon secteur… le mec qui trouve la solution, je le bénis tout de suite".

"11 heures bloqué dans sa voiture mardi"

Thierry prendra donc sa voiture... Et pourtant cette semaine il a déjà vécu un calvaire, en restant bloqués 11 heures dans son véhicule, mardi, au plus fort des perturbations liées à la neige. Un moment qu'il n'est pas prêt d'oublier. "C'était horrible. On n'avait pas d'informations, on ne savait pas ce qu'il se passait. Dans ces cas-là on ne sait pas combien de temps ça va durer, on voit l'heure défiler, on voit les gens dans leur voiture qui sont désespérés... J'espère ne plus revivre ça. Plus jamais".

Il est très en colère et ne comprend pas pourquoi le gouvernement n'a pas mieux anticipé. "Pour moi c'est de l'amateurisme, et ce n'est pas la première fois. A Paris dès qu'il y a un flocon tout est paralysé. On est la risée, ils se marrent dans les pays étrangers". En cas de nouveau blocage sur la route Thierry a cette fois prévu son kit de survie dans sa voiture, avec gâteaux et raisins secs."

P. G. avec Mahauld Becker-Granier