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"Quand je vois la tête de cocker des vegans, ils ont l'air de se faire chier!": Willy Schraen se félicite de la hausse des inscriptions au permis de chasse

Le nombre de personnes s'inscrivant au permis de chasse ne cesse d'augmenter. Une tendance qui s'explique par la convivialité du loisir, assurent les chasseurs. De l'autre côté, on rappelle que le prix du permis de chasse a été divisé par deux par Emmanuel Macron...

C'est une tendance qui ne cesse d'augmenter. Le nombre de personnes qui se présente au permis de chasse est en hausse de 18% en 2021 par rapport à 2020. Et en sept ans, le nombre de chasseurs a augmenté de 40%. Pourtant, il n'y pas de risque de voir plus de chasseurs depuis le 12 septembre dernier et l'ouverture de la saison, assure sur le plateau des "Grandes Gueules" Willy Schraen, le président de la fédération nationale des chasseurs: 

"Il n'y a pas plus de Français qui chassent, il y a plus de Français qui s'inscrivent au permis de chasser. On était sur une pente descendante et là, pour la première fois, on a plus de jeunes et de femmes qui s'inscrivent. Je pense que ça découle de notre stratégie de communication, on a décidé d'arrêter de se cacher et on a pris quelques coups, mais surtout d'expliquer les choses", assure-t-il sur le plateau des "Grandes Gueules".

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"On est des gens heureux nous les chasseurs"

Selon lui, les nouveaux arrivants, en majorité des femmes et des jeunes donc, sont pour beaucoup des citadins sans fibre rurale. Mais ces nouvelles arrivées récentes ne pourraient-elles être motivées par la baisse du prix du permis, promesse d'Emmanuel Macron qui l'a divisé par deux ? "Ça joue ", concède-t-il, mais si son coût est passé de 400 à 200 euros en 2018, les nouveaux chasseurs sont avant tout motivés par le plaisir de chasser, assure Willy Schraen.

"On est dans le tactile, on se retrouve à 10-15 copains dans la nature, on se fait une bouffe, on rigole. Et puis on est des gens heureux nous les chasseurs. Quand je vois la tête de cocker des vegans sur les plateaux télé en face de moi, ils ont l'air de se faire chier", plaide le président de la fédération nationale des chasseurs.

Si les chasseurs sont heureux, le risque de drames est toujours présent: "La chasse ça créée des accidents. Depuis 2000, il y a eu 400 accidents mortels", assure Matthieu Devlaminck. "Et la chasse ça pollue, quand on tire du plomb, il se retrouve dans les sols. Enfin, on ne pense pas non plus à la souffrance des animaux", ajoute-t-il.

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G.D.