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"Quand on a un melon pareil...": Charles Consigny tacle Emmanuel Macron qui pourrait snober les débats du premier tour

L'avocat Charles Consigny estime ce lundi dans Les Grandes Gueules que la non-participation du président sortant aux débats du premier tour de la présidentielle ne serait "pas fair-play".

Le président de la République sortant doit-il participer aux débats du premier tour de l'élection présidentielle? La question ne s'est jamais posée par le passé, car la tradition ne remonte qu'à 2017, première année où de tels débats ont été organisés.

Le président sortant, François Hollande, n'ayant pas décidé de se représenter, la question ne se posait donc pas. Mais ce week-end les équipes d'Emmanuel Macron ont laissé entendre que le président en exercice pourrait ne pas passer par la case débat du premier tour, et ne participerait qu'au deuxième, si deuxième il y a. 

>>> PODCAST RMC - Macron doit-il participer aux débats du 1er tour? Retrouvez ici le podcast complet des GG

"Je l'invite à dégonfler cette baudruche et à considérer qu'il est candidat (comme les autres)"

Les Grandes Gueules sont revenues sur cette information, et l'avocat Charles Consigny n'est pas convaincu par cette possibilité, mais pas non plus étonné. 

"C'est quand même délicat de les snober (les autres candidats). Après il est libre de faire la campagne qu'il souhaite. Il est déjà tellement perché, il se la joue président philosophe façon Marc-Aurèle. Quand on a un melon pareil... Je l'invite à dégonfler cette baudruche et à considérer que, quand il y a d'autres candidats qui ont aussi 500 signatures, qu'il accepte qu'il est candidat lui aussi."

Emmanuel Macron pourrait garder de la stature en restant ainsi au dessus de la mêlée, mais cela pourrait également montrer qu'il redoute d'affronter ses adversaires qui seraient tous unanimes à critiquer son bilan.

"C'est ça qu'il redoute. Il redoute les moments de vérité. Je pense qu'il doit être candidat (et participer aux débats). Je comprends son trip un peu mitterrandien. Il fantasme sans doute sur le débat où Mitterrand avait dominé Chirac, mais je ne trouve que ce ne serait pas très fair-play de ne pas y aller."
J.A.