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Si on avait les mêmes dotations en Seine-Saint-Denis qu'en Corse, on serait riches!

Pour la grande gueule Etienne Liebig, le chef de l'Etat a bien fait de ne pas céder aux revendications des nationalistes corses. "Aucun président de la République élu démocratiquement ne choisira de casser l'intégrité du territoire", juge-t-il ce jeudi.

La déception de Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse, et de Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, est à la hauteur des espoirs nourris par les nationalistes avant l'arrivée d'Emmanuel Macron sur l'île cette semaine. Las, ils ont vu et entendu un Emmanuel Macron inflexible. Pour la grande gueule Etienne Liebig, le chef de l'Etat a bien fait de ne pas céder aux revendications des nationalistes corses.

"La négociation n'est pas possible", selon lui, car "les Corses veulent de l'indépendance, même s'ils appellent ça de l'autonomie. Ils veulent se détacher de la France, ils parlent de la France comme d'un pays ami. On est dans un véritable délire". "Le premier rôle d'un président de la République c'est de garder l'intégrité de son territoire", juge la grande gueule.

"On est dans un véritable délire"

"La Corse c'est 250.000 habitants, c'est à dire trois villes de Seine-St-Denis: Montreuil, Saint-Denis et Aubervilliers, a tenu à comparer Etienne Liebig, qui habite lui-même en Seine-St-Denis. Ce n'est vraiment pas grand-chose au niveau du nombre d'habitants". "Si on avait les mêmes dotations en Seine-Saint-Denis qu'en Corse, on serait riches!", a-t-il ironisé.

"On fait quelque chose d'énorme pour cette partie de la France qu'on aime tous beaucoup, mais aucun président de la République élu démocratiquement ne choisira de casser l'intégrité du territoire d'une manière ou d'une autre, y compris pour la langue", anticipe Etienne Liebig.

P. G. avec les GG