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Un duel Mélenchon-Le Pen au second tour? "C’est le scénario du pire, je serais vraiment déchiré"

A deux semaines du premier tour de la présidentielle, Jean Luc Mélenchon remonte et fait désormais figure de troisième homme, devant François Fillon, selon un sondage Kantar Sofres Onepoint. Une position qui laisse supposer qu’un deuxième tour entre le candidat de La France insoumise et Marine Le Pen est possible.

Cette campagne présidentielle n'a décidément pas livré toutes ses surprises. Le scénario que personne n’osait imaginer il y a quelques semaines est désormais envisageable: une finale présidentielle Le Pen-Mélenchon. En cette fin de campagne, la dynamique est du côté du candidat de la France insoumise. Un scénario que la Grande Gueule Jacques Maillot juge désastreux d’un point de vue économique, en cas d’affrontement des deux candidats au second tour de la présidentielle. 

"Quand on regarde le programme de Marine Le Pen, c’est 125 milliards de dépenses supplémentaires sans un seul mot sur le financement. Mélenchon est encore plus fort avec 175 milliards. En plus, chez Marine Le Pen, il y a la perspective de sortir de l’euro et de quitter l’Union européenne quand Jean-Luc Mélenchon propose un plan A et un plan B. Dans le monde de l’entreprise, pour les TPE et les PME, ce serait une catastrophe. Il y a pourtant de petits entrepreneurs qui sont séduits par Jean-Luc Mélenchon, qui est devenu un sage très agréable à écouter. Mais monsieur Généreux, professeur d’économie (et créateur du programme économique de Jean-Luc Mélenchon NDLR), a fait un programme absolument aberrant".

Pour la Grande Gueule, choisir entre les deux candidats serait un problème de taille, même s’il estime que ses valeurs se rapprochent davantage de celles de Jean-Luc Mélenchon. "C’est le scénario du pire, je serais vraiment déchiré. J’aurais tendance, au niveau de la personne, à me rapprocher de Jean-Luc Mélenchon plutôt que de Marine Le Pen. Mais quand je regarde les propositions et les programmes, moi qui suis un homme d’entreprise attaché à la compétition, je vois ça comme un rejet de la mondialisation, c’est le ghetto. C’est un schéma qui me fait penser à l’Argentine et regardez dans quel état a fini le pays. Au niveau de l’individu et des valeurs, je me sens plus proche de Mélenchon mais dès qu’il s’agit du terrain économique, je suis cassé, je suis déchiré".

Les Grandes Gueules avec A. Benyahia