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Dans sa vie personnelle, Marine Le Pen est très sympathique, ce qui la rend plus dangereuse que son père

Dans son dernier livre Divine Comédie (ed. Flammarion) l’écrivaine Gaël Tchakaloff livre un regard original sur différents candidats à la présidentielle. Invitée de Radio Brunet, l’auteure raconte les coulisses de la campagne et dresse des portraits intimes des différents protagonistes.

"Discuter avec un homme politique ou le suivre pas à pas dans les déraillements d’une campagne, c’est aussi différent que dîner avec un amoureux ou le voir jouir dans vos bras". C’est ainsi que débute le dernier ouvrage de Gaël Tchakaloff. Cette romancière et journaliste, raconte dans son dernier livre Divine Comédie (Ed Flammarion), son année passée aux côtés de candidats à la présidentielle. Mélenchon, Macron, Le Pen et bien d’autres se sont confiés à la romancière, lui permettant ainsi de peindre des portraits encore inconnus de leurs caractères. Elle décrit notamment sa rencontre troublante avec Marine Le Pen, une femme "dingue de drôlerie". 

"Marine Le Pen est complexe, comme nous tous. Elle n’est ni le diable, ni l’anti-diable. Dans la relation à deux, elle est très chaleureuse, très empathique, dingue de drôlerie, de sincérité. Elle est cash et on le sent quand on l’entend parler. Elle m’a dit des choses très profondes sur la relation au père, sur la relation qu’elle a avec Marion Maréchal, elle s’est vraiment livrée. Elle m’a vraiment ouvert les portes de sa vie. Ce qu’elle renvoie vient du fait qu’elle est 'trop'. Trop costaud, trop proéminente, trop robuste, trop invulnérable, chez elle tout est trop".

Gaël Tchakaloff estime que la candidate du Front national reste néanmoins dangereuse et que son côté chaleureux contraste avec ses propos médiatiques. "Je pense que ce n’est pas une femme qui est portée par l’idéologie. A 50% elle est ça et pour les 50% restant, elle est vraiment la fille de son père. Elle l’a prouvé à propos du Vel d’Hiv. Elle a été élevée là-dedans et si elle fait de la politique, c’est pour défendre son père. Quoi qu’elle en dise aujourd’hui, elle a été tellement abîmée dans l’enfance, que c’est pour ça qu’elle fait de la politique. Il y a 50% de ses propos qui sont totalement inaudibles et 50% de sa vie personnelle qui renvoie un caractère sympathique. C’est en cela qu’elle est plus dangereuse que son père.

Radio Brunet avec A. B.