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Alimentation: Julien Denormandie écarte tout risque de pénurie en France

Dans "Apolline Matin" ce jeudi sur RMC et RMC Story, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Julien Denormandie s’est voulu "très rassurant" en affirmant qu’il n’y avait pas de risque de pénurie alimentaire en France. En revanche, l’inquiétante est forte pour l’Afrique du Nord, qui dépend beaucoup du blé russe et ukrainien.

Les rayons des supermarchés français ne seront pas vides dans les prochaines semaines. Invité d’"Apolline Matin" ce jeudi sur RMC et RMC Story, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation Julien Denormandie a écarté tout risque de pénurie alimentaire en France, alors que la guerre en Ukraine a de fortes conséquences sur les exportations de blé et que certains pays se retrouvent dans une situation très compliquée.

"Il n’y a pas de risque de pénurie en France, a-t-il assuré. Je voudrais vraiment être très rassurant. Mais je parle bien de la France. On est indépendant d’un point de vue de la production alimentaire. C’est toute la politique qu’on mène. En revanche, mon inquiétude majeure, c’est la pénurie à l’échelle internationale. Je pense à certains pays du Maghreb, qui dépendent beaucoup des importations de blé depuis l’Ukraine et la Russie et qui affrontent une terrible sécheresse, et de l’Egypte. Les Egyptiens dépendent à 80% des importations de blé russe et ukrainien. On voit qu’il y a une tension majeure."

"Il faut produire plus là où c’est possible"

Cette tension sur l’approvisionnement en blé pourrait même provoquer des famines. "C’est le patron de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, ndlr) qui parle de ce risque de famine, souligne Julien Denormandie. Ça fait des semaines que je mobilise au niveau européen pour apporter des solutions à nos partenaires. Il faut produire plus là où c’est possible, notamment au niveau européen. Et être transparent sur les niveaux de production et les stocks pour ne pas déstabiliser les marchés."

Des enjeux que va porter le président Emmanuel Macron au niveau international, avec un gros programme ces prochains jours (sommet de l’Otan, G7, Conseil européen). Avec, selon Julien Denormandie, l’intention de "lancer la même initiative sur l’alimentation que sur les vaccins contre le Covid" en aidant les pays en difficulté.

LP