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Inflation: à Romans-sur-Isère, les prix de la cantine vont augmenter de 15%

La municipalité de Romans-sur-Isère a décidé d'augmenter de 15% les prix des cantines scolaires. Une hausse du prix qui pose problème pour les parents qui voit leur budget se réduire.

Face à la hausse des coûts des énergies et des matières premières, des villes n'ont pas le choix que d'augmenter le prix de la cantine dans les établissements scolaires. C'est notamment le cas à Romans-sur-Isère, dans la Drôme, où les tarifs prennent 15% d'augmentation.

Avec ses deux enfants en école élémentaire, Jennifer trouve qu’elle paye déjà assez cher la cantine. “Pour deux, je paye un peu moins de 200 euros par mois” indique-t-elle.

Et la note sera désormais plus salée. Difficile à avaler pour cette maman, qui n’a pas toujours des bonnes critiques sur la qualité.

“Mes enfants me disent souvent qu’ils ne finissent pas leurs assiettes donc je trouve ça un peu cher les 15% d’augmentation”, appuie-t-elle.

L’augmentation passe mal, aussi, auprès de Magalie. Pas sûr que ses finances, déjà tendues, lui permettent de dépenser plus. “S’ils augmentent ça veut dire que je ne peux pas chercher de travail parce qu’il faut que je reste à la maison pour les reprendre et les faire manger le midi”, appuie-t-elle.

"Tout coûte plus cher"

Selon la mairie, les tarifs n’ont pas changé pendant sept ans et des produits bio et locaux ont été introduits dans les menus. Mais aujourd’hui, les coûts ont trop augmenté.

“Que ce soit les prix des denrées alimentaires, de l’électricité, du chauffage et évidemment l’intervention de nos agents sur place, tout coûte plus cher”, justifie Edwige Arnaud, adjointe déléguée à l’éducation.

“Ce n’était pas une urgence, mais en tout cas, c’était une nécessité pour la collectivité puisque les tarifs des prestataires ont déjà augmenté pour nous en septembre, et même avant puisque ça a commencé dès le mois de mars”, assure-t-elle.

Consciente que des familles pourraient se retrouver en difficultés, la ville assure qu’elle leur proposera des aides via la Caisse centrale d'activités sociales.

Vincent Chevalier avec Guillaume Descours