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Inflation: les assureurs doivent eux aussi "faire un effort"

Les assureurs sont invités ce mardi matin au ministère des Finances. Il leur sera demandé de faire un effort sur leurs tarifs.

Après le secteur bancaire la semaine dernière, au tour des assureurs et mutualistes d'être reçus ce mardi au ministère des Finances à Paris. Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, va leur demander "de faire un effort" sur les tarifs de l'année 2023.

En raison de la hausse des sinistres, mais aussi de l'augmentation du prix des matières premières, qui fait que les réparations sont plus chères, la Fédération française de l'assurance explique que les coûts ont explosé ces derniers mois.

Les contrats d'assurance habitation pourraient ainsi augmenter de 3%, et même jusqu'à 5% dans l'automobile selon le cabinet Facts & Figures, ce qui serait un nouveau coup dur pour les Français alors que l'inflation plombe déjà les budgets.

Si l'Etat veut des engagements sur les prix, l'ombre de l'augmentation des tarifs plane sur les ménages selon Julien Fillaud, patron d'un comparateur d'assurances en ligne.

"Quand les sinistres augmentent, mécaniquement les cotisations doivent augmenter. Cette année, les sinistres ont été très importants, notamment sur les catastrophes naturelles. On est sur une projection à plus du double de la moyenne annuelle. On est à 4 milliards d'euros qui ont été versés", explique-t-il.

Que vont demander les assureurs en échange au gouvernement?

Pourtant, les résultats financiers du secteur restent dans le vert. Et face à l'inflation, certaines mutuelles sont prêtes à faire un geste, comme le précise Pascal Demurger, directeur général de la Maif. "Pour tous les jeunes de moins de 30 ans, nous avons décidé de ne pas augmenter les tarifs du contrat d'assurance habitation qui leur est dédié. On sait bien que ce sont les plus jeunes qui ont le plus de difficultés financières. Donc on fait un effort tout particulier pour eux", explique-t-il.

En contrepartie, les assureurs vont demander au gouvernement de baisser certaines taxes et de développer la filière des pièces d'occasion, qui est un levier très important d'économies pour le secteur automobile.

J.A. avec Victor Joanin