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Les salaires à l'embauche en constante augmentation depuis le début de l'année

Selon la plateforme d'emploi Talent, les salaires proposés à l'embauche ont augmenté de 5,8 % depuis le début de l'année.

Avec l'inflation, les salaires proposés à l’embauche ont augmenté de 5,8% depuis le début de l’année, selon une étude de la plateforme d’offres d’emploi Talent. Une augmentation qui suit quasiment la hausse des prix à la consommation, estimée à environ +5% sur la même période.

La finance, le BTP, la restauration, grands gagnants

La finance arrive en tête des secteurs qui proposent les plus fortes augmentations de salaire à l’embauche (+16,36%). En raison de la pénurie de main-d'œuvre dans le domaine, le BTP affiche lui aussi une hausse importante des rémunérations indiquées dans les offres d’emploi (+9,01%).

L'autre secteur qui connait des fortes hausses, tirées par les difficultés de recrutement, c'est la restauration, où les rémunérations affichées pour les cuisiniers ont grimpé de 14% sur la période. Quant aux sages-femmes, le salaire qui leur est proposé aujourd'hui à l'embauche est 11% supérieur à celui proposé en début d’année.

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Mieux vaut être recruté qu'être déjà en poste?

Cette augmentation de 5,8% pour les recrutements est bien supérieure à celle prévue pour les personnes qui sont déjà en poste dans les entreprises. Pour 2023, l’enquête du cabinet RH Mercer fait ressortir des prévisions d’augmentation de l’ordre de 4% pour l’ensemble des fonctions/catégories professionnelles, soit moins que l'inflation. Des augmentations qui ne sont pas supérieures par rapport aux autres pays européens, alors que l'inflation est inférieure chez nous. En terme de pouvoir d'achat, les Français ont plutôt tendance à y gagner.

Dans le détail, 17% des entreprises interrogées prévoient des augmentations en dessous de l’inflation, 3% au-dessus et 17% envisagent de s’aligner. Parmi les secteurs qui se démarquent, on retrouve celui des mines et de la métallurgie, la distribution (6%), celui de la chimie (5%) et celui de l’énergie (4%). A l’inverse, le secteur des transports (3,5%), des biens de consommation (3,7%), des services (3,8%), des banques-finances (3,9%) et de la tech (3,9%) arrivent en queue de peloton.

Emmanuel Lechypre (avec MM)