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Tirs à Paris: le tireur a voulu "manifestement s'en prendre à des étrangers", affirme Darmanin

Gérald Darmanin s'est rendu dans le 10e arrondissement de Paris après l'attaque survenue ce vendredi.

Gérald Darmanin s'est rendu dans le 10e arrondissement de Paris après l'attaque survenue ce vendredi. - Thomas SAMSON / AFP

Le ministre de l'Intérieur s'est rendu cet après-midi sur les lieux de la tuerie survenue ce vendredi, dans le 10e arrondissement de Paris. Il a indiqué que le tireur a "manifestement voulu s'en prendre à des étrangers".

L'homme soupçonné d'avoir tué trois personnes et blessé trois autres ce vendredi à Paris près d'un centre culturel kurde a voulu "manifestement s'en prendre à des étrangers", a affirmé Gérald Darmanin. Âgé de 69 ans, l'auteur présumé des tirs était sorti de prison il y a 11 jours.

Il est connu de la justice pour des faits de violences, notamment à caractère raciste. En 2021, il s'en était pris à un camp de migrants près de Bercy et avait blessé plusieurs personnes dont deux grièvement.

"Il n'est pas sûr que le tueur qui a voulu assassiner ces personnes (...) l'ait fait spécifiquement pour les Kurdes", a ajouté le ministre de l'Intérieur, alors que des rumeurs d'attaque "politique", venant de la Turquie, étaient relayées par la communauté kurde. "On ne connaît pas encore ses motivations exactes", a-t-il insisté.

L'homme pas connu des services de renseignement

"Le tueur a manifestement agi seul", a précisé le ministre de l'Intérieur. Gérald Darmanin a indiqué également ne pas disposer d'informations qui relierait le suspect à des faits antérieurs liés à "l'ultradroite". "Il n'était pas connu des services de renseignement, ni de la DGSI", a-t-il affirmé.

Plusieurs élus de gauche, dont des députés de la Nupes et la maire PS de Paris Anne Hidalgo ont attribué à "l'extrême droite" la responsabilité des tirs.

"Il était tireur dans un club de sport et avait déclaré de nombreuses armes", a dit le ministre.

Des heurts ont éclaté dans le 10e arrondissement de Paris

Parmi les victimes, "il n'y avait pas de personnes, à ma connaissance, particulièrement signalées et connues des services français", a indiqué M. Darmanin, interrogé sur leur éventuelle appartenance au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation qualifiée de terroriste par l'Union européenne.

Le ministre a demandé le renforcement de la sécurité autour des lieux de rassemblement de la communauté kurde mais aussi près des "emprises diplomatiques turques". Une réunion prévue vendredi soir au ministère de l'Intérieur doit évaluer "les menaces éventuelles ou complémentaires" sur la communauté kurde à Paris et sur tout le territoire, a-t-il ajouté.

À l'issue de la prise de parole de Gérald Darmanin, des heurts ont éclaté dans le 10e arrondissement de Paris.

AB avec AFP