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"Ça va être très serré": les partisans de Marine Le Pen veulent croire à la victoire

Marine Le Pen fait ce vendredi son dernier déplacement de campagne, au lendemain d'un dernier meeting à Arras. Près de 3.000 personnes sont venues l'encourager et lui donner de la force avant le second tour ce dimanche.

Dernière ligne droite pour la candidate du Rassemblement National. Marine Le Pen est ce vendredi matin dans le Pas-de-Calais, à Montreuil-sur-Mer. Jeudi, elle s'est rendue à Roye pour rencontrer des transporteurs routiers. En fin de journée, elle a tenu son dernier meeting de campagne à Arras.

Elle a vivement critiqué un président "condescendant et arrogant" en appelant le peuple de France à se lever et à faire front contre lui au second tour dimanche.

Face à 3.000 personnes, la candidate du RN semble sereine, ses militants aussi. Mais ils restent lucides, à la vue des sondages, la marche pour l'emporter reste haute. Pourtant, tous veulent y croire jusqu’au bout. Laurent est venu au dernier meeting de Marine Le Pen, "pour lui donner un peu plus de force avant la dernière journée de campagne". Il est lucide, ce n’est pas gagné. 

“Il reste une journée de campagne et on sait que ça va être très serré. Toutes les voix vont compter”, assure-t-il.

Maureen redoute carrément l’échec. Sa championne continue de faire peur. “Malheureusement, elle a un passé avec son père qui fait que Le Pen, c’est trop marqué dans le marbre et c’est dommage”, regrette-t-elle.

Les législatives déjà en tête

Si Marine Le Pen n’est pas élue, Marc-Antoine craint une fronde sociale. "Ça serait encore cinq années où on vivrait dans le chaos dans le pays. Après l’été, il y aurait beaucoup de manifestations, il va y avoir la révolte qui va commencer, je pense”, indique-t-il. Magali compte elle déjà militer pour la prochaine échéance électorale.

"Si elle perd, on attend les législatives, ce ne sera pas une défaite. Au contraire, on retourne sur le terrain, on va chercher les gens. On va aller au fond du fond”, appuie-t-elle.

Et pour peser encore plus, certains plaident déjà pour des alliances avec le parti d’Éric Zemmour.

Hélène Terzian et Romain Houg avec Guillaume Descours