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McKinsey, retraites, Poutine... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Fabien Roussel

Le candidat communiste à l'élection présidentielle, Fabien Roussel, était l'invité de RMC-BFMTV ce jeudi matin et a expliqué ce qu'il mettrait en place pour la France s'il était élu.

C'est la dernière ligne droite de l'élection présidentielle. Fabien Roussel fait partie des candidats qui sont parvenus à se faire entendre durant cette campagne et oscille entre 2 et 5% d'intentions de vote pour le premier tour qui se déroulera ce dimanche 10 avril. Le candidat communiste était l'invité d'Apolline de Malherbe ce jeudi matin sur RMc-BFMTV et en a profité pour défendre son programme des "Jours heureux" et réagir à plusieurs sujets d'actualité:

Affaire McKinsey: "Enfin la fraude fiscale est à l'ordre du jour"

"Enfin ! Enfin cette fraude fiscale qui coûte 100 milliards d’euros au budget de la France est mis à l’ordre du jour de cette élection présidentielle. Ce qui est scandaleux, c'est qu'un gouvernement, avec notre argent, l'argent public, décide de faire des commandes publiques à un cabinet dont ils savent pertinemment que le siège est situé dans un paradis fiscal. Moi président, jamais je ne passerai des commandes publiques à des entreprises dont je sais qu'ils ont leur siège dans un paradis fiscal. J'ai déposé un texte de loi établissant une liste des paradis fiscaux dans le monde."

"Quand je vais sur le marché de Gentilly, je rencontre des retraités qui voient leur retraite baisser à cause de leur taux de CSG qui a augmenté. Ils perdent 10, 20 euros par mois, quand les factures s'envolent. Moi, je veux supprimer le taux de CSG sur les retraités pour que toutes les retraites augmentent. On va commencer par les deux premiers taux de CSG. En-dessous de 2.000 euros nets par mois, nous les supprimons. C'est 10 milliards d’euros de pouvoir d’achat que nous rendons aux retraités. 10 milliards, c'est 10% de l'évasion fiscale. (...) Les gros doivent payer gros et les petits doivent payer petit."

Guerre en Ukraine: "Il n'y a pas assez de sanctions"

"Quand il y aura la paix, il faudra jeter les bases d'une nouvelle coopération avec les 50 pays du continent européen de l'Atlantique à l'Oural comme le disait le général. Je fais la différence entre le peuple russe et Poutine, il n’est pas éternel et heureusement. Nous visons ensemble. Ce n'est pas à l’ordre du jour de sortir de l’Otan, il y a une guerre à quelques heures de Paris, on doit tout mettre en oeuvre pour contraindre Poutine à reculer. Il n'y a pas assez de sanctions. Il a prévenu 37 oligarques qu'il allait faire la guerre. 13 sur 37 oligarques ont été sanctionnés. Moi président, ils seront tous sanctionnés avec gel des avoirs et confiscations. Pour deux millions d’euros, un oligarque peut s’acheter un passeport chypriote. Nous avons des leviers pour taper à leur porte-monnaie et éviter de taper dans le nôtre."

Armes nucléaires: "Il faut désarmer la planète"

"Notre combat international est de décider ensemble de désarmer la planète. Je préfère être un président qui met ce sujet à l'ordre du jour plutôt que d'être un président qui dit que c’est open-bar, on continue à vivre dans cette poudrière sur laquelle nous visons. Oui, un traité international de non-prolifération des armes nucléaires est à l’ordre du jour."

Liberté d'expression: "Ma main ne tremble pas à ce sujet"

"Samuel Paty, un professeur, a été décapité car il a été accusé d'islamophobie. Car il a enseigné la liberté d'expression, le droit à la caricature qui est propre à notre pays. Jamais ça ne devrait arriver. Il faut aller jusqu'au bout pour que ça ne se reproduise jamais. (...) On ne doit pas reculer sur la liberté d’expression, sur ces valeurs que nous enseignons, sinon ce sont eux qui gagnent. Ma main ne tremble pas là-dessus."

J.A.