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Philippe Poutou juge "légitime" que "cela pète en Corse"

Philippe Poutou

Philippe Poutou - GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Pour le candidat du NPA, il y a un "déni de démocratie" en Corse qui pousse aux violences qui touchent l'île depuis deux semaines et l'agression en prison du militant indépendantiste Yvan Colonna.

Le candidat NPA à l'Elysée Philippe Poutou a jugé "légitime" mardi que "cela pète en Corse", dénonçant "un déni de démocratie" et plaidant pour le "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes", lors d'une audition sur la décentralisation.

"La révolte de la population corse, et notamment de la jeunesse corse, est complètement légitime à notre avis", a affirmé le conseiller municipal de Bordeaux, invité à s'exprimer sur la décentralisation lors d'une audition organisée à Montrouge (Hauts-de-Seine) par l'Association des maires de France (AMF), Régions de France et l'Assemblée des départements de France (ADF).

"Déni de démocratie"

"De ce point de vue-là, nous sommes pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes" et pour "la reconnaissance d'un statut, d'une langue, d'une culture et le droit pour ces populations de pratiquer leur culture au quotidien et de s'organiser comme elles le souhaitent", a-t-il lancé
Cela pète en Corse parce qu'il y a eu un déni de démocratie et heureusement que cela pète à des moments parce que c'est comme ça que l'on fait avancer les choses ", a ajouté Philippe Poutou.

Gérald Darmanin attendu

Ces déclarations interviennent après deux semaines de grandes tensions et de violences dans l'île après l'agression en prison d'Yvan Colonna et à la veille de la visite du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

L'état de santé d'Yvan Colonna "est toujours gravissime, il n'est jamais sorti du coma" depuis son agression en prison, a indiqué mardi un de ses avocats, Me Patrice Spinosi.

Le militant indépendantiste corse a été condamné à la prison à perpétuité pour sa participation à l'assassinat du préfet Erignac en 1998 à Ajaccio.

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G.D. avec AFP