RMC

Présidentielle: Arnaud Montebourg annonce le retrait de sa candidature et ne soutiendra personne

-

- - SEBASTIEN BOZON / AFP

Dans une vidéo publiée sur Twitter, Arnaud Montebourg annonce se retirer de la course de la présidentielle en 2022. Il n'a pas apporté son soutien à un autre candidat.

Arnaud Montebourg n'est plus candidat à la présidentielle de 2022. L'ancien ministre de l'Economie de François Hollande a annoncé ce mercredi retirer sa candidature, dans une vidéo publiée sur son compte Twitter. Il explique également qu'il ne soutiendra pas un autre candidat.

>> A LIRE AUSSI - La "Remontada" n'aura pas lieu: Arnaud Montebourg va annoncer le retrait de sa candidature

Dans une vidéo le montrant marchant sur les hauteurs du site de Bibracte en Saône-et-Loire, il explique: "le moment est donc venu pour moi, en homme libre, absolument libre, (...) de vous dire que j'ai pris la décision de me retirer de la course présidentielle". Il était crédité autour de 1% des intentions de vote par les sondages.

Il a annoncé n'apporter son soutien à aucun candidat en lice pour la présidentielle, ses propositions pour la France n'étant pas partagées. "J'ai engagé une franche discussion avec tous les candidats appartenant à ma famille politique mais aucun n'est décidé à surmonter nos désaccords. J'en ai tiré la conclusion que mes idées étaient certainement devenues étrangères à ma propre famille politique", a ajouté Arnaud Montebourg.

Cinq candidats à gauche

Avec son retrait, il reste désormais encore cinq candidats à gauche pour la présidentielle.

"En mon âme et conscience, je ne souhaite pas participer à la dévalorisation de la démocratie dont nous avons besoin pour construire le futur", justifie encore l'ancien ministre socialiste, qui s'était lancé en septembre sans le soutien d'un parti.

"Pendant ces quatre mois de campagne, j'ai défendu des propositions originales, innovantes, volontaristes", rappelle-t-il, affirmant avoir placé "les solutions économiques et sociales au premier plan". Il cite "la hausse des salaires", "une politique du made in France XXL", la sortie du pétrole en s'appuyant sur le nucléaire", "le rétablissement d'une part raisonnable de souveraineté nationale" face à l'Europe, ou encore "le retour à la terre pour aider les Français à quitter les métropoles", "une vision intransigeante de la République" et "une politique exigeant de l'immigration".

"Ces propositions nous permettaient d'imaginer un compromis social et politique nouveau, capable de relancer notre pays", mais "elles n'ont malheureusement pas été entendues", déplore-t-il. "L'essentiel est que ces idées continuent leur route et qu'elles finissent enfin par arriver au pouvoir et à se concrétiser", ajoute-t-il, en concluant son message de plus de trois minutes par un "à bientôt".

La rédaction RMC