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Présidentielle: chez les LR, en attendant un candidat

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OBJECTIF ELYSÉE 2022 - A un peu plus d'un an de la présidentielle, les Républicains sont loin d'avoir leur candidat. Alors que foisonnent les déclarations d'intention et les initiatives personnelles, le parti est plus que jamais divisé sur la méthode de départage.

Primaire ouverte, primaire fermée, primaire semi-ouverte, émergence d'un "candidat naturel"... Gérard Larcher, chargé de trouver un "système de départage" pour la présidentielle de 2022, ne doit plus savoir sur quel pied danser. Le président du Sénat consulte à tout-va ces derniers mois pour tenter de trouver la formule gagnante.

Mais le temps passe et sa tâche se complique de jour en jour tant la droite est divisée sur la question. Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France qui ne fait plus officiellement partie de l'écurie LR, et Bruno Retailleau, patron des sénateurs Les Républicains, se verraient bien par exemple désignés par une primaire quand beaucoup de ténors LR espèrent voir émerger "un candidat naturel" d'ici septembre. 

Chez les Républicains, on s'écharpe même sur la définition du candidat naturel : celui "qui peut nous faire gagner" selon les uns, celui qui dépasse "15-16% dans les sondages" selon les autres, "plus de 20%" avancent même certains. 

Dati, Baroin ou Sarkozy?

Pendant ce temps-là, les déclarations d'intention se multiplient ces dernières semaines. Gaël Perdriau, maire de Saint-Etienne, et David Lisnard, maire de Cannes, répètent à qui veut l'entendre qu'ils aimeraient peser davantage à droite. Philippe Juvin, médecin médiatique et maire de La Garenne-Colombes, dit s'intéresser à la primaire. Michel Barnier, l'ancien négociateur en chef de l'Union Européenne pour le Brexit a multiplié les rencontres à Paris ces derniers jour et dit vouloir "être utile à son pays".

Des noms qui viennent s'ajouter à la (déjà) longue liste des candidats potentiels: Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau (qui a même déjà lancé son application baptisée "2022" la semaine dernière) et pourquoi pas Rachida Dati.

Certains même se mettent à rêver d'un retour de Nicolas Sarkozy quand d'autres considèrent que le renoncement avant l'heure de François Baroin, maire de Troyes, n'est pas définitif. Le patron des Républicains Christian Jacob préfère s'en amuser: "Je crois que je suis le seul LR qui ne soit pas candidat!"

Pierrick Bonno