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Présidentielle: qui est Christophe Bay, le directeur de campagne de Marine Le Pen?

Comme chaque matin pendant l’entre-deux-tours, zoom sur ceux dans l'ombre des deux candidats. Jeudi, RMC s’est intéressé à Christophe Bay, le directeur de campagne de Marine Le Pen.

Après être passé par différents cabinets ministériels, Christophe Bay s’est engagé en 2016 aux côtés de Marine Le Pen, jusqu’à devenir son directeur de campagne. Sauf qu’il a aussi quelques casseroles.

Cet énarque a été promu à l’automne dernier directeur de campagne pour "professionnaliser" la campagne de la candidate du RN. Christophe Bay est un homme à poigne de 59 ans, issu de la classe moyenne, qui a grandi dans un petit appartement de Vincennes aux portes de Paris.

Dans plusieurs cabinets ministeriels, de gauche et de droite

L’ENA lui a fait prendre l’ascenseur social et il a fait toute sa carrière au ministère de l’Intérieur, alternant les postes en province dans la préfectorale et les postes à Paris dans l’administration centrale. Il s’est occupé des questions d’immigration et a été au cabinet de ministres de gauche comme de droite. Mais on sait aujourd’hui qu’il a aussi été un des premiers à rejoindre le groupe Horace, groupe de ces hauts fonctionaires anonymes qui soutiennent le Rassemblement national.

Au sein de l’équipe de campagne de Marine Le Pen, Christophe Bay est le patron, le chef d’orchestre, la tour de contrôle. Il est chargé de l’organisation plus que des questions politiques. Et Marine Le Pen se félicite d’avoir recruté ce "grand serviteur de l'État".

Accusé de dépenses non justifiées, comportements autoritaires et propos racistes

Sauf que Christophe Bay a aussi quelques casseroles, évoquées par Le Monde en septembre dernier. Il est question de plusieurs enquêtes administratives sur ses pratiques lorsqu’il était préfet dans l’Aube et en Dordogne. Des dépenses non justifiées, comme des restaurants trop chers, des achats de whisky et un 4x4 de fonction, lui sont notammment reprochés.

L'enquête du Monde évoque aussi des comportements autoritaires, des propos racistes, qu’il dément, mais surtout des plaintes pour harcèlement sexuel, finalement classées sans suite. En septembre, Christophe Bay avait menacé de poursuivre le quotidien pour ces accusations, mais il ne l’a pas fait.

En 2016, il avait été démis de ses fonctions de Préfet et placardisé. C’est à ce moment-là qu'il s’est mis au service de Marine Le Pen.

Nicolas Poincaré