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Présidentielle: Valérie Pécresse ne donnera pas de consigne, mais dira pour qui elle votera

Valérie Pécresse ne donnera pas de consigne de vote en cas de non-qualification au second tour de l'élection présidentielle. La candidate LR est donnée actuellement quatrième ou cinquième des intentions de vote du premier tour.

La candidate des Républicains, Valérie Pécresse, se prépare en cas de non-qualification au second tour de l'élection présidentielle. La présidente de la région Île-de-France a annoncé sur France Inter ce vendredi qu'elle ne donnera pas de consigne de vote pour le second tour de la présidentielle, mais dira pour qui elle vote.

"Je ne donnerai jamais de consigne aux Français parce que les Français sont libres et c'est eux qui votent", a-t-elle ajouté, interrogée à Lyon, où elle a tenu jeudi soir son dernier meeting. "Je souhaite que les Français me placent au deuxième tour. Qu'ils ne soient dupes d'aucun faussaire de la droite. Si tel n'était pas le cas, comme je l'ai toujours fait, je dirai clairement quel sera mon vote et je dirai le chemin que je pense le bon pour la France", a ensuite tweeté Valérie Pécresse.

Réponse négative également de Valérie Pécresse à la question de savoir si elle accepterait un poste au gouvernement en cas de réélection d'Emmanuel Macron: "Non, je ne souhaite pas avoir de responsabilité avec un président de la République qui fait une politique que je réprouve, qui n'est pas la mienne".

Le "front républicain" effrité?

La question d'un "front républicain" face à Marine Le Pen est au coeur de la dernière journée de campagne. A gauche, Jean-Luc Mélenchon a indiqué sur RMC qu'il consulterait les 310.000 personnes qui l'ont soutenu en ligne avant de donner une consigne, ce qui lui vaut les critiques de ses concurrents qui y voient une ambiguïté face à l'extrême droite, même si LFI assure que voter Le Pen au second tour "n'est pas une option". Sur RMC toujours, Florian Philippot a indiqué qu'il voterait "tout sauf Macron", même si c'est Jean-Luc Mélenchon qualifié.

Le candidat communiste Fabien Roussel a indiqué qu'il appellerait à "empêcher l'extrême droite de mettre la main" sur la France, et la candidate socialiste Anne Hidalgo qu'elle appellerait "de toute façon à faire barrage à l'extrême droite".

J.A. avec AFP