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Zemmour en route vers 2022: "La cour qui l'entoure l'a convaincu qu'il est devenu un prophète, un gourou"

Les "Grandes Gueules" sont revenues ce mercredi sur l'éventuelle candidature d'Eric Zemmour à la présidentielle alors que ses proches partent à la recherche des 500 signatures.

Comme nous vous l'expliquions dans la nouvelle chronique "RMC politique - Le journal du off", une candidature d'Éric Zemmour à l'élection présidentielle se précise. Des centaines de soutiens s'activent pour collecter les parrainages d'élus en espérant atteindre les 500 signatures nécessaires pour se présenter à l'élection.

Éric Zemmour prépare également son retour en librairie, avec un livre à paraître mi-septembre, dont le titre pourrait être "La France n'a pas dit son dernier mot".

Le polémiste devrait également faire quelques apparitions dans diverses universités d'été de mouvements de droite. Le porte-parole d'un comité de soutien intitulé Génération Z assurait mardi soir sur BFMTV que "tout était prêt" pour lancer une campagne.

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L'avis des GG

Barbara Lefèvre (enseignante et essayiste): "Il s'est laissé convaincre que ses lecteurs et téléspectateurs sont ses fidèles. La cour qui l'entoure l'a convaincu qu'il était devenu un prophète. Il est enfermé dans cette logique et n'est entouré que de gens qui lui disent toute la journée qu'il est beau et grand."

Etienne Liébig (éducateur): "Pour un mec de gauche comme moi c'est un véritable plaisir de voir Zemmour car ça va faire tomber Le Pen. Je trouve qu'il ne pouvait arriver une meilleure chose à Macron et à la gauche. J'espère qu'on a une petite chance, si on est pas 17 à se présenter à gauche. Je me dis qu'il y a un côté tellement américanisé dans notre système que ça me débecte. Il n'est qu'un chroniqueur, le gars va se ramasser."

Marie-Anne Soubré (avocat): "Personne, qui ne serait pas candidat, ne dirait rien sur toutes les affiches que l'on voit dans la rue. Il y a une campagne très virale sur les réseaux sociaux. C'est pas un suspens en fait."

Frédéric Hermel (chroniqueur): "C'est le candidat de la télé, mais surtout de Twitter. Mais Twitter ne représente pas la France. Il y a un effet déformant."

J.A.