RMC

"Notre nation ne protège pas nos enfants": Hugo Martinez alerte sur le harcèlement scolaire

Dans "Apolline Matin" ce vendredi sur RMC et RMC Story, Hugo Martinez lance une nouvelle fois l’alerte sur le manque de moyens pour lutter contre le harcèlement scolaire. Et il craint pour l’avenir de son association.

La France en fait-elle assez pour lutter contre le harcèlement scolaire? Pour Hugo Martinez, fondateur et président de l’association Hugo qui lutte contre le harcèlement scolaire, après en avoir été lui-même victime, le manque de moyens reste criant. "Il n’y a pas aujourd’hui en France de solution réelle d’accompagnement pour les familles et les victimes, déplore-t-il dans ‘Apolline Matin’ ce vendredi sur RMC et RMC Story. Nous les associations, on essaye de faire le travail. On n’est pas nombreux, on se compte sur les doigts de la main. Les solutions ne sont pas viables aujourd’hui."

Et cela ne suffit pas de faire changer d’établissement les élèves à l’origine de problèmes. "On trimballe le problème et on ne le résout jamais. Notre nation ne protège pas nos enfants, souligne Hugo Martinez. Moi, j’ai une conviction, c’est qu’on est dans une hypocrisie totale. On a une classe politique qui se plaint d’une montée de la violence dans notre société, du nombre d’agressions. Mais le problème n’est pas réglé à la source, dès le plus jeune âge, avec la sensibilisation contre la haine, pour la tolérance de tous. Si on veut que l’agressivité, la haine d’autrui, baisse, il faut travailler dès le plus jeune âge. Aujourd’hui, on ferme les yeux et on regarde ailleurs."

"Nous n’avons plus la capacité de tenir aujourd’hui"

Hugo Martinez se dit "prêt à travailler avec les députés pour trouver un amendement qui permette de construire un parcours de soins spécifiques et de prise en charge pour les familles et les victimes", dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale. En espérant que les choses avancent rapidement, car l’avenir de son association est incertain.

"Nous, l’association Hugo, l’un des derniers piliers de la lutte contre le harcèlement scolaire en France, on est en grande souffrance, explique son président. Le modèle ne peut plus tenir. Nous n’avons jamais eu les moyens. Nous avons essayé de le faire avec nos petits bras et avec le système D. Avec le volume de sollicitations des familles et des établissements scolaires, nous n’avons plus la capacité de tenir aujourd’hui. Si d’ici fin 2022, nous n’avons pas trouvé de solution de financement, que ce soit par la classe politique ou par les entreprises, nous fermerons l’association Hugo. C’est une question de transparence et d’honnêteté vis-à-vis des familles."

LP