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Réforme des retraites: Philippe Martinez espère une mobilisation encore plus forte le 31 janvier

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. - RMC

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, espère que la mobilisation contre la réforme des retraites sera "encore plus forte le 31" que le 19 janvier et que cela amène le gouvernement à reculer sur l'âge de départ et la durée de cotisation. Plus d'un million de personnes ont manifesté le 19 janvier dans toute la France, selon les autorités.

Plus d'un million de personnes ont manifesté contre la réforme des retraites le 19 janvier en France, selon les autorités, et plus de deux millions, selon les syndicats. Pour la prochaine journée de mobilisation, le 31 janvier, la CGT espère faire encore plus.

"On espère faire encore plus fort le 31", a déclaré ce dimanche Philippe Martinez, qui était l'invité du Grand jury RTL-LCI-Le Figaro, soulignant que "d'ici là, tous les jours il y aura des initiatives dans les entreprises, dans les départements".

Au-delà du 31 janvier, prochaine journée d'action contre le projet de loi, qui sera présenté lundi en Conseil des ministres, "il y a possibilité qu'il y ait des journées d'action pendant les vacances scolaires", a-t-il anticipé.

"Faire en sorte que ce projet de loi soit très largement modifié"

Philippe Martinez a aussi émis le souhait que "toutes les propositions qui émanent de l'ensemble des organisations syndicales (...) puissent trouver un relais à l'Assemblée nationale" pour "faire en sorte que ce projet de loi soit très largement modifié", avec l'abandon du recul de l'âge légal à 64 ans et de l'accélération de l'allongement de la durée de cotisation à 43 ans.

Quant à l'efficacité du mouvement syndical, "il y a des mobilisations qui ont permis d'empêcher soit de voter une loi (...) soit de ne pas appliquer une loi", a-t-il souligné, citant le Contrat première embauche (CPE) en 2006, pour lequel "la loi a été votée, elle n'a jamais été appliquée".

Interrogé sur le souhait exprimé sur son blog dimanche par le leader de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, que "les syndicats décident une action conjointe avec les autres secteurs de la société en appelant à une date de rassemblement et d'action un samedi ou un dimanche", le secrétaire général de la CGT a jugé qu'il avait "le droit de donner son avis". Mais "on est assez grands pour s'organiser, les organisations syndicales", a-t-il dit, indiquant que l'idée était déjà "dans les cartons".

AB avec AFP