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Confinement: un homme violent dénoncé par sa compagne enceinte dans une pharmacie de Nancy

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Une femme s'est rendue dans une pharmacie de Nancy pour dénoncer des violences conjugales, deux jours après l'annonce d'un dispositif d'alerte dans les officines.

Samedi après-midi, une femme, enceinte de 5 mois, arrive dans une pharmacie de Nancy, informée que c'est un lieu de refuge. Elle signale qu'elle est victime de violences de la part de son compagnon.

La pharmacienne prévient alors la police qui interpelle le conjoint à son domicile. La femme était seule et pouvait s'exprimer librement, rapporte le procureur de la République de Nancy.

L'homme sous contrôle judiciaire

La victime assure qu'au cours d'une dispute, son compagnon l'a giflée avant la menacer avec un couteau. L'homme qui a reconnu avoir déjà frappé sa compagne a été placé sous contrôle judiciaire lundi avec l'interdiction de contacter la victime et de se rendre à son domicile.

Depuis le début du confinement, les associations féministes alertent sur la flambée des violences conjugales. Plus de 300 places en résidences universitaires ont été mises à disposition pour ces femmes.

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a annoncé jeudi la mise en place d'un système d'alerte dans les pharmacies pour les femmes victimes de violences conjugales. Au cours de la première semaine de confinement, les violences conjugales ont augmenté de 32% en zone gendarmerie et de 36% en zone police. Le code "masque 19" peut être utilisé par la victime si elle est accompagnée de son conjoint, avait suggéré le ministre.

Par ailleurs, pour assurer la sécurité des femmes victimes de violences conjugales pendant le confinement, le département de la Seine-Saint-Denis en lien avec le tribunal de Bobigny, a décidé lundi de financer des chambres d'hôtel dans lesquelles les conjoints violents seront contraints de rester sur décision de justice.

Nicolas Ropert (avec AFP)