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Inflation: les professionnels de la restauration collective réclament une hausse de 9%

Hausse du prix des produits alimentaires, de l'électricité et augmentation des salaires: les professionnels de la restauration collective ne suivent plus. Ils demandent donc à leurs clients, les collectivités et les établissements scolaires, une hausse d'au moins 9% de leurs contrats ou leur rupture si l'augmentation n'est pas possible.

Face à l'inflation galopante, les professionnels de la restauration collective demandent à leurs clients une hausse d’au moins 9% de leurs contrats. Depuis trois ans, le secteur vit la crise la plus profonde de son histoire.

Il y a eu la crise sanitaire, les confinements et le télétravail, qui ont vidé les cantines de leurs clients. Il y a maintenant la montée des prix: en un an, les ingrédients ont augmenté de plus de 12% et la grille des salaires de la branche a été revalorisée de plus de 7%. À cela s'ajoute la facture énergétique, notamment l’électricité qui va tripler au cours de l'année.

"Désormais, à chaque repas servi dans une cantine, les entreprises de notre secteur perdent de l'argent", affirme le Syndicat national de la restauration collective (SNRC).

Il inclut des groupes comme Sodexo France et Elior, et le Syndicat national des entreprises de restauration et services (SNERS).

Rupture des contrats envisagée

Certaines collectivités avaient accepté des hausses des contrats de 7% en moyenne déjà cet été, mais cela ne serait pas suffisant.

Le SNRC va d'ailleurs même plus loin: il demande la rupture des contrats si l'augmentation de 9% n'est pas possible.

3 millions d'enfants mangent à la cantine chaque jour

Chaque jour, la restauration collective nourrit 3,2 millions d'enfants dans 30.000 écoles. Un repas coûte en moyenne une dizaine d’euros et les collectivités locales prennent en charge entre 30 et 80% de cette somme selon les moyens des familles.

Dans le pire des cas, pour une famille qui paye plein pot, si les collectivités locales ne prennent pas en charge une partie de la hausse, 9%, ça peut faire 40 centimes par repas, environ 2 euros par enfant par semaine, 8 euros par mois.

AB avec Emmanuel Lechypre