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2 Français sur 3 favorables à une entrée de l'Etat dans le capital des entreprises en difficulté

Entrée de l'usine Whirlpool d'Amiens (photo d'illustration)

Entrée de l'usine Whirlpool d'Amiens (photo d'illustration) - AFP

Les Français attendent en majorité que le prochain président de la République consulte les syndicats avant d'entamer des réformes, selon une étude flash Harris Interactive pour RMC, publiée ce lundi 1er mai à l'occasion de la Fête du Travail.

Les Français sont favorables à l'intervention de l'Etat pour aider les entreprises en difficulté, et privilégient la discussion avec les organisations syndicales avant toute réforme. Ce sont les conclusions de notre sondage flash Harris Interactive publié ce lundi 1er mai, à l'occasion de la Fête du Travail.

Premier enseignement: près de deux tiers des Français se déclarent favorables à l’entrée de l’Etat au capital d’entreprises en difficulté comme Whirlpool. Une opinion partagée à la fois par ceux qui expriment une intention de vote en faveur d’Emmanuel Macron au second tour (61% à y être favorable), comme par ceux qui choisissent Marine Le Pen (68%).

Consulter d'abord les syndicats

Autre enseignement de notre étude: il ne sera pas simple pour le prochain président de réformer. En effet, les Français attendent du nouveau Président(e) qu’il préserve le dialogue social en consultant les organisations syndicales avant toute chose, au risque que les réformes prennent plus de temps à être déployées. 63% des personnes interrogées souhaitent une consultation préalable. Seuls 37% souhaitent la sacrifier pour accélérer le rythme des réformes.

Marine Le Pen bénéficie de plus de soutien de ses électeurs

Surtout, l’un et l’autre des candidats ne disposent que d’une faible base de soutien unanime et inconditionné envers leurs réformes: 18% des Français affirment qu’ils appuieront, a priori, les réformes déployées par l’un ou l’autre des candidats. Ce sont les électeurs d'Emmanuel Macron qui se montrent les plus réservés, avec 2 de ses électeurs sur 3 qui déclarent qu'ils n'appuieront ses réformes qu'après les avoir étudiées au cas par cas. Alors que 72% des électeurs de Marine Le Pen affirment qu'ils appuieront systématiquement ou ponctuellement ses réformes.

Sondage réalisé en ligne le 28 avril auprès d'un échantillon de 1.003 personnes, représentatif des Français de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

P. Gril