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"C'est improbable que j'y retourne": comme au premier tour, Michel Onfray va s'abstenir

Le polémiste Michel Onfray, qui s'est abstenu au premier tour de l'élection présidentielle, fera de même au second tour. Sur RMC-BFMTV ce mardi, il a tout de même tenu à défendre Marine Le Pen, estimant qu'elle n'était pas d'extrême droite.

Comme au premier tour, Michel Onfray n'ira pas dans son bureau de vote ce dimanche. Le polémiste a assuré ce mardi sur RMC et BFMTV qu'il ne se déplacerait pas à l'occasion du second tour de l'élection présidentielle qui oppose Emmanuel Macron à Marine Le Pen. "Je fais partie du quart des Français qui n'ont pas voté car je considère que les dés sont pipés. On n'a pas véritablement le choix", a-t-il lancé face à Apolline de Malherbe.

"L'un et l'autre finissent par dire tout et n'importe quoi. Emmanuel Macron est prêt à tout pour aller chercher des voix. Et c'est pareil pour Marine Le Pen. Cette course aux électeurs, c'est honteux", ajoute-t-il.

Dans cette configuration, impossible pour lui de faire un choix. Résultat, il s'abstiendra au second tour. "Je n'irai pas dimanche. Peut-être que j'y retournai un jour, mais c'est improbable", assure Michel Onfray qui estime qu'il n'y a pas de contrat social mais "un mensonge et une démagogie perpétuelle".

Marine Le Pen pas d'extrême droite

Pour le polémiste, c'est donc "ni Macron ni Le Pen" à l'instar des étudiants de La Sorbonne. Ni personne d'autre d'ailleurs, alors qu'il dénonce "un parti unique" en France. Mais il tient à le préciser, Marine Le Pen n'est pas d'extrême-droite.

"Marine Le Pen a reconnu que la Shoah était la plus grande catastrophe du 20e siècle. Il n'y a plus, chez elle, les éléments qui font l'extrême droite", assure-t-il. Ces éléments, pour lui, ce sont la violence des rues, le refus des élections, de l'Assemblée nationale, et l'antisémitisme.

"Marine Le Pen a beaucoup changé. Je trouve étonnant que l'on puisse faire peser les péchés du père sur la fille. Les choses ont bougé et changé. Si certains font la confusion, c'est qu'il y a une confusion mentale", ajoute Michel Onfray.
G.D.