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"Combien de temps va-t-il nous pourrir la vie?": le retour d'Adrien Quatennens dérange chez la Nupes

Adrien Quatennens a fait son retour à l'Assemblée nationale en tant que député non-inscrit, ce mercredi. Condamné pour violences conjugales et suspendu par son groupe politique pour quatre mois, le député du Nord a participé à une réunion de la commission des affaires étrangères.

Le député du Nord Adrien Quatennens a fait son retour ce mercredi à l'Assemblée nationale en participant à une réunion en commission. Condamné par la justice à quatre mois de prison avec sursis pour violences conjugales, il a aussi été exclu pour la même durée du groupe La France insoumise, dont il était l'un des poids lourds. Il est donc revenu en "non-inscrit" au Palais Bourbon mercredi matin.

Un retour par la petite porte, qui met aussi dans l'embarras ses camarades de gauche. C'est au cours d'une réunion de la discrète commission des affaires étrangères que le député a fait son retour. À quelques sièges de lui, il y a ses anciens collègues insoumis qui l'ont temporairement suspendu. Il y a aussi ses opposants qui se disent gênés de sa présence inattendue. Et ce n'est qu'à la sortie de la réunion qu'il prend brièvement la parole.

"J'exerce mon travail de parlementaire. J’applique et respecte la décision prise par mon groupe politique”, indique-t-il.

Embarras et colère chez les députés Nupes

Adrien Quatennens, auprès duquel un député insoumis joue les gardes du corps pour éloigner la presse. Mais pendant ce temps, nombre de parlementaires LFI sont embarrassés, fuient les micros ou évacuent, comme Louis Boyard. "Ça ne me regarde pas. C’est un député non-inscrit, qui ne fait pas partie du groupe puisqu’il est non-inscrit. Donc qu’il fasse son travail de parlementaire”, appuie-t-il.

Micro éteint, une insoumise enrage. "Combien de temps encore va-t-il nous pourrir la vie ?", demande-t-elle. Une autre élue Nupes lui reproche, avec ce retour, d'affaiblir la lutte contre la réforme des retraites. Et ajoute: "Il ne nous respecte pas".

La présidente du groupe Renaissance, Aurore Bergé, accompagnée du président Renaissance de la commission des lois, Sacha Houlié, a annoncé qu'elle allait déposer une proposition de loi pour rendre inéligibles les personnes condamnées pour des faits de violences conjugales.

Cyprien Pézeril avec Guillaume Descours