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L'appel de Valérie Pécresse: "Ne vous laissez pas voler cette élection comme en 2017"

Valérie Pécresse, la candidate des Républicains à l'élection présidentielle, appelle les électeurs, ce mardi dans "Les Grandes Gueules" sur RMC, à ne pas se démobiliser malgré le contexte de la crise sanitaire et de la guerre en Ukraine.

Le premier tour de l'élection présidentielle se rapproche. Et Valérie Pécresse sent qu'il va falloir accélérer sa dynamique si elle compte se qualifier pour le second tour. La candidate des Républicains est à la traîne dans les sondages et accuse le président de la République sortant de plagier son programme, se retrouvant ainsi coincée entre lui et l'extrême-droite représentée par Eric Zemmour et Marine Le Pen.

Valérie Pécresse était l'invitée des Grandes Gueules ce mardi sur RMC, et a expliqué pourquoi, selon elle, elle n'était pas placée plus haute dans les sondages de ces dernières semaines. Elle estime que cette campagne présidentielle 2022 est "confisquée":

"Je pense que la guerre en Ukraine et la crise Covid font que cette campagne a été confisquée. La guerre et la crise Covid et le pouvoir d'achat lié à la guerre sont les principales préoccupations des Français. Mes thématiques, il faut que je les impose dans ces trois dernières semaines. Je dis aux Français: ne vous laissez pas voler cette élection comme en 2017. Pensez au destin de la France. Pensez au fait de refaire nation."

"Emmanuel Macron laisse une dette financière abyssale"

Valérie Pécresse compte ainsi mobiliser ses électeurs et notamment les jeunes, qui semblent ne pas s'intéresser particulièrement à cette campagne présidentielle.

"Il faut leur dire que c'est l'élection des générations futures, le président sortant va leur laisser deux dettes. Une dette écologique: la France a été condamnée car on ne suit pas la trajectoire du Zéro carbone en 2050. Avec moi on la suivra, en étant lucides et en investissant dans le nucléaire. (...) Et une dette abyssale financière: je suis la seule candidate qui parle de la dette et qui propose de vraies économies. Ce qui ne me vaut pas que des amis. (...) J'ai le courage de dire la vérité aux Français. Et grâce à ces économies, je recrute dans l'enseignement, dans l'hôpital, la justice... Des services aujourd'hui sinistrés. Je remets des personnels face aux Français."

Valérie Pécresse assure que pour mettre tout cela en oeuvre et arriver à l'Elysée, elle n'a pas nécessairement besoin du soutien de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, qui tarde à appuyer sa candidature: "Je trace ma route", conclut-elle.

https://twitter.com/jamesabbott1 James Abbott Journaliste RMC