RMC

La baisse de régime d'Eric Zemmour se confirme, le Rassemblement national se frotte les mains

-

- - -

Le journal du off - Tous les jours les indiscrétions du service politique de RMC, pour tout savoir de la campagne présidentielle.

Eric Zemmour marque le pas avant même d'être déclaré candidat, et le Rassemblement National se frotte les mains. Un nouveau sondage donne le polémiste d'extrême-droite en recul, passant même à la 4ème place au 1er tour, derrière Xavier Bertrand. Possible répercussion de ces dernières sorties polémiques, notamment celle du Bataclan. "Eric a pété un plomb" lance un proche d'Eric Zemmour et de Marine Le Pen.

En tout cas ce trou d'air fait les affaires de Marine Le Pen. Son entourage est très confiant, "il ne fera pas 10%, mais il peut nous servir" glisse un proche. Selon lui Eric Zemmour présente deux avantages: "il ramène des abstentionnistes à l'intérêt électoral, et il est tellement outrancier qu'on apparaît sérieux, raisonnables" juge ce cadre du RN.

  • Autre signe de cet effritement, Jean-Marie Le Pen prend ses distances avec Eric Zemmour

Les compliments de Jean-Marie Le Pen en septembre semblent bien loin désormais. "Zemmour atteint un plafond de verre, il n’a pas la stature physique d’un President" juge le fondateur du Front National dans une interview à nos confrères de BFM. Jean-Marie Le Pen n'a d'ailleurs pas du tout apprécié l'intervention d'Eric Zemmour devant le Bataclan. "Il n’est pas à la hauteur de la fonction présidentielle" assène le Menhir. Pour autant il n'enterre pas (encore) le polémiste. "Si c'est lui le mieux placé, je le soutiendrais. Si c’est Marine, aussi" jure le finaliste de la présidentielle 2002.

  • Marion Maréchal, elle, reste prudente sur le sujet

Vous vous souvenez peut-être de cette image, la nièce de Marine Le Pen côte à côte avec Eric Zemmour à Budapest en septembre. Aujourd'hui Marion Maréchal ne veut surtout pas prendre position pour l'un ou l'autre. Plaidant une "situation personnelle délicate", elle dit souhaiter une "candidature unique derrière le mieux placé". Une prudence plutôt bien accueillie dans l'équipe de Marine Le Pen. "Ce qu'on retient, c'est qu'elle ne soutient pas clairement Eric Zemmour" se satisfait un cadre de la campagne mariniste.

  • Michel Barnier s'y voit déjà

Le candidat à l'investiture de la droite, très confiant sur le résultat du Congrès prévu dans deux semaines. A tel point que Michel Barnier pense déjà sérieusement à la suite. En petit comité l'ancien négociateur du Brexit confie "moi je suis déjà dans l'autre bataille, celle de décembre à avril. Je me prépare." Une élue LR nous confie : "je l’ai vu, il m’a dit j’ai besoin de femmes de caractère. Je crois qu’il est déjà en train de faire son gouvernement" conclue-t-elle.

  • Les conseils de Lula à Jean-Luc Mélenchon

Les deux hommes se sont rencontrés lors du passage de l'ancien Président du Brésil à Paris. Ils se connaissent bien, puisque le leader de La France Insoumise avait rendu visite à Lula qu'il appelle "son frère", lorsqu'il était en prison. Lula, a donc donné quelques conseils au candidat insoumis. "Il nous a dit de nous rassembler. Il ne comprend pas ce qu’on fait à gauche" relate Jean-Luc Mélenchon. Le chef de file de La France Insoumise raconte aussi le choc de Lula face à la montée de l’extrême droite en France.

  • Yannick Jadot doit sortir de l'anonymat

Alors je vous l'accorde, le mot est peut-être un peu fort, mais le candidat écolo souffre d'un vrai déficit de notoriété. Son équipe l'admet, Yannick Jadot n'est pas toujours reconnu lors des tractages ou des déplacements.

Pour y remédier, ses proches ont une idée en tête : "Il faut ouvrir la forteresse Jadot" lance l’un d’eux. Comprendre, afficher davantage la personnalité du candidat vert, et sa vie personnelle. Mais pas question de passer par la case Ambition Intime. Vous savez l’émission de Karine Le Marchand, où on a vu par exemple Marine Le Pen avec sa mère. Son équipe lui a proposé, mais Yannick Jadot a catégoriquement refusé.

  • Enfin, le deuxième épisode de "Coulisses" est en ligne aujourd'hui.

C'est le podcast de notre service politique. Cette semaine on vous raconte les "Coulisses" d'un congrès des maires très politique. 10 000 élus étaient réunis cette semaine à Paris. A 5 mois de la présidentielle, ils étaient l'objet de toutes les convoitises, des candidats à la présidentielle à Emmanuel Macron lui-même. A retrouver sur notre application et sur toutes les plateformes.

>> A LIRE AUSSI - "C'est dommage, on aurait pu faire mieux avec un meilleur taux de vaccination": Angela Merkel annonce des restrictions pour les non-vaccinés

Romain Cluzel