RMC

Présidentielle: Emmanuel Macron dénonce les "fantaisies" et les "carabistouilles" de Marine Le Pen

En déplacement à Mulhouse ce mardi, Emmanuel Macron a dénoncé les "fantaisies" sur le Covid et les "carabistouilles" sur l’Europe de Marine Le Pen, sa concurrente pour le second tour de l’élection présidentielle.

Une partie de ping-pong à distance. Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont rendus coup pour coup ce mardi, pendant leurs déplacements respectifs dans le Haut-Rhin et l’Eure. Après l’ironie de la candidate du RN sur le soutien de Nicolas Sarkozy au président sortant, ce dernier a dénoncé ses "fantaisies" sur le Covid en marge d’une rencontre avec des soignants à Mulhouse.

"Choisir quelqu’un pour présider un pays, c’est évidemment choisir un responsable politique pour appliquer un programme, mais c’est aussi présider pendant les crises, a expliqué Emmanuel Macron. Je n’oublie pas ce que Madame Le Pen a dit constamment pendant la crise du Covid. Elle allait soigner les gens avec la chloroquine. Elle allait vacciner massivement avec un vaccin russe dont même l’Organisation mondiale de la santé a déclaré qu’il n’était pas efficace. Et elle a critiqué assez méthodiquement toutes les décisions prises par le gouvernement, sans lesquelles nous n’aurions pas tenu."

"Il ne faut pas constamment suivre le vent et être dans la démagogie, a ajouté le président de la République. Ça peut marcher quand il n’y a pas de pression. Pendant les crises, ça peut être fatal. Je remercie tous les personnels de santé d’avoir tenu pendant la crise. Mais je veux aussi dire que nous avons tenu un cap, même quand il n’était pas populaire, que nous n’avons pas cédé à l’esprit du temps et à la démagogie, que nous n’avons pas cédé aux influences étrangères. Et nous n’avons jamais cédé aux fantaisies. Ce ne fut pas le cas de Madame Le Pen quand elle a eu à s’exprimer pendant la crise Covid."

"Elle veut sortir de l’Europe, mais elle n’ose plus le dire"

Avant de partir pour Strasbourg, où se situe le siège du Parlement européen, Emmanuel Macron a aussi critiqué les propos de Marine Le Pen sur l’Europe. Cinq ans après leur premier affrontement au second tour de la présidentielle, la responsable du RN a abandonné l’idée de faire sortir la France de l’Europe, mais son programme est encore jugé antieuropéen.

"Je crois dans l’Europe, nous l’avons changée dans les cinq années qui viennent de s’écouler, a rappelé Emmanuel Macron. Nous avons fait, en Européens, des choses qui ont changé la vie nos compatriotes, du vaccin jusqu’à la mutualisation de dépenses communes. Madame Le Pen raconte comme d’habitude des carabistouilles. Elle explique qu’elle ne payera pas la facture du club, qu’elle en changera les règles toute seule. Il y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes. Ça veut dire qu’elle veut en sortir, mais qu’elle n’ose plus le dire. Ce n’est jamais bon. Elle a même mis dans son programme qu’elle voulait faire une alliance entre nations, donc elle veut sortir de l’Europe, sans doute avec ses amis. Si elle veut faire une alliance avec la Hongrie et la Pologne, ce sera un drôle de club. Je pense que ce n’est pas bon pour la France, pour l’Europe."

LP