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Présidentielle: la colère de Jérôme Marty sur "l’énarchie et le populisme"

Le médecin Jérôme Marty s'est dit très en colère après le premier tour, dans "Les Grandes Gueules" ce lundi sur RMC et RMC Story. Il s'est montré très virulent envers les responsables politiques de LR et du PS, historiquement bas.

On prend les mêmes et on recommence. C’est en quelque sorte la situation au lendemain du premier tour de la présidentielle. Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont arrivés respectivement aux deux premières places.

Un scrutin qui a aussi été marqué par l’effondrement des partis "historiques", à savoir Les Républicains et le PS. En effet, Valérie Pécresse n’a récolté que 4,8% des suffrages et Anne Hidalgo, elle, est seulement à 1,7%. Une catastrophe pour ces partis, mais qui était à prévoir selon Jérôme Marty.

"Ça fait des années qu’on sait que ces partis-là sont morts, mais eux, c’étaient les seuls qui ne le savaient pas. Donc, maintenant, ils en ont la preuve. Si ça peut relancer des grands partis républicains qui sont composés d’autres choses que des énarques, et autre chose que des gens qui ne se battent que pour des postes, qui sont les mêmes depuis des années et des années. On a mis l’ego devant l’intérêt du pays et voilà où ça mène”, estime le médecin dans "Les Grandes Gueules" ce lundi sur RMC et RMC Story.

"Rien ne va changer"

Selon Jérôme Marty, le choix pour le second tour se limite à deux choix très restreints.

“On a deux choix, d’un côté l’énarchisme (sic) et d’un autre côté les populistes. On n’a pas des politiques, on a des gens avec des attachés-cases, ils ont la cervelle dans la mallette. Et de l’autre, on a les populistes. Mais on s’étonne d’avoir 12 millions d’abstentionnistes? L’abstention, ce n’est pas du tout une génération spontanée. L’abstention, elle est là parce que les gens ont le choix entre l’énarchie et le populisme et ça depuis des années”, détaille-t-il dans "Les Grandes Gueules".

Il n’attend d’ailleurs rien du second tour entre les deux pays entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. "Je suis éminemment persuadé que rien ne va changer. Le parti au pouvoir ne sait pas sauver le système sanitaire, il ne saura pas plus le sauver demain. Voilà où on en est aujourd’hui. On a une non-élection et ça, c’est grave", regrette Jérôme Marty.

Guillaume Descours Journaliste RMC