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Retraite à 65 ans: "Il n'y a pas de reculade, il y a de la souplesse" selon Eric Woerth

Le président de la République Emmanuel Macron s'est montré ouvert à une modification de son projet de départ à la retraite à 65 ans. Eric Woerth, qui le soutient, n'est pas déçu de ce revirement.

La réforme était un point majeur de son programme. Mais finalement, Emmanuel Macron s'est montré ouvert ce lundi à un assouplissement de sa proposition d'augmenter l'âge de départ à la retraite à 65 ans.

Lors d'un déplacement dans le Nord, dès le lendemain du premier tour lors duquel il est arrivé en tête des suffrages, le président sortant s'est dit "prêt à discuter du rythme, et des bornes" de cette réforme très contestée à gauche.

De quoi décevoir Eric Woerth, qui a quitté Les Républicains en février, à seulement deux mois du premier tour, pour soutenir Emmanuel Macron? "Pas du tout", répond-t-il sur RMC ce mardi matin face à Apolline de Malherbe. Il comprend très bien que le chef de l'Etat tente de convaincre les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, arrivé 3e avec près de 22% des voix.

"Cela me semble tellement naturel de prendre en compte le premier tour. L'idée d'une démocratie c'est un peu de prendre en compte ce que disent les Français", lance le député de l'Oise.

"La vraie reculade pour le pays, ce serait l'élection de Marine Le Pen"

Eric Woerth rappelle cependant qu'il ne faut "pas varier sur l'idée qu'il faut évidemment augmenter au fur et à mesure l'âge de départ à la retraite".

"C'est obligatoire, c'est nécessaire. Les actifs payent pour les retraités. Quand on vit plus longtemps, c'est une bonne nouvelle, ça oblige à réexaminer l'équilibre du système de retraites. Mais Emmanuel Macron n'a jamais proposé d'un coup de passer de 62 à 65. C'était sur dix ans."

Concernant un référendum Eric Woerth ne serait pas non plus totalement choqué: "Pourquoi pas", juge-t-il. "Il n'y a pas de reculade. Il y a de la souplesse, de la volonté de dialogue. Il faut dialoguer sur la pénibilité. C'est fondamental. (...) La vraie reculade pour le pays, ce serait l'élection de Marine Le Pen", tacle-t-il.

J.A.