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Retraites: Emmanuel Macron affirme que le Parlement peut "aménager" la réforme mais veut "avancer"

Emmanuel Macron a tenu une conférence de presse ce dimanche, en marge d'un déplacement en France du chancelier allemand Olaf Scholz.

Emmanuel Macron a tenu une conférence de presse ce dimanche, en marge d'un déplacement en France du chancelier allemand Olaf Scholz. - BENOIT TESSIER / POOL / AFP

Emmanuel Macron a affirmé, ce dimanche, "souhaiter" que le gouvernement et le Parlement puissent "aménager" sa réforme des retraites, tout en ajoutant qu'il fallait "avancer" sur le sujet. Sa présentation en Conseil des ministres aura lieu lundi.

Le président de la République Emmanuel Macron a été interrogé sur la réforme des retraite ce dimanche, lors d'une conférence de presse avec le chancelier allemand Olaf Scholz. Il a affirmé "souhaiter" que le gouvernement et le Parlement puissent "aménager" cette réforme, mais a souligné qu'il fallait "avancer" sur le sujet.

Cette réforme, contestée par une partie des Français, sera présentée ce lundi en Conseil des ministres.

Après un "temps social" de concertation avec les syndicats, "il y a maintenant un temps politique qui s'ouvre à l'Assemblée et il faut le respecter", a souligné le chef de l'Etat. "Moi je souhaite que le gouvernement avec les parlementaires à l'Assemblée nationale puis au Sénat puissent travailler le texte et l'aménager", a-t-il ajouté.

"Il faut pouvoir avancer"

Prié de dire s'il entendait maintenir coûte que coûte le report de l'âge légal de départ de 62 à 64 ans, malgré une forte mobilisation sociale contre son projet, il a refusé de "répondre sur ce sujet-là".

"Je ne vais pas me substituer ni au gouvernement, qui va proposer" un "projet à 64 ans lundi au Conseil des ministres", ni au débat parlementaire "qui suit", a expliqué le président. "Mais nous savons à peu près, et même exactement, les besoins qui sont les nôtres. Ils sont connus", a-t-il insisté.

Il a rappelé avoir été élu avec un "mandat" de reculer l'âge "à 65 ans à l'horizon 2031", qui a déjà été "aménagé" à l'issue des concertations avec les partenaires sociaux et les formations politiques. "Il y a déjà eu une ouverture, un changement", a-t-il fait valoir. "Mais je crois que là, maintenant, il faut pouvoir avancer et s'engager et que le gouvernement puisse faire son travail avec le Parlement, avec sérénité, la volonté de convaincre et de faire avancer le pays", a-t-il encore plaidé.

Emmanuel Macron, tout en défendant le droit de faire grève et de manifester, a aussi appelé à ce qu'il y ait "le moins de nuisances possibles pour tous nos compatriotes".

AB avec AFP